La Boxe et les études: L’atteinte physique du zen.

Dans la vie, il y a la famille que tu choisis et il y a celle par défaut. La boxe, c’est celle que j’ai choisie. Mais la boxe, à part ce qui semble être des coups de poings machos que deux brutes s’échangent dans un étroit ring situé dans une location souterraine douteuse, c’est quoi réellement ?

C’est une transe psychique où pendant quelques heures, tu y libères ton esprit par l’expulsion de cette colère refoulée qui grouille et te pourri la conscience comme une toxine corrosive. C’est une purge émotionnelle ou si tu préfères l’âme qui se défoule. C’est cogné dans un sac dur jusqu’à ce que tes doigts saignent. C’est faire de la corde à danser jusqu’à à avoir l’impression que tes chevilles se font mordre brutalement par les crocs de deux gros molosses. C’est serrer les dents en s’en user l’émail, parce que les abdos en séries que le coach sans pitié te force à faire te font juste trop mal.

C’est aussi frapper dans le vide au point où tes membres te font sentir comme une machine coincée dans un automatisme, pendant que tu te fais pousser à bout par des ordres directrices, alors que ta peau est recouverte d’une couche collante de sueur chaude ruisselante de gouttes.

C’est, en guise de claque quotidienne à l’ego, de te faire rappeler à tous les jours, par tes éternels rivaux, qu’il y a toujours quelqu’un de plus fort, de plus rapide, de plus agile, de plus confiant et de plus concentré que toi. Une véritable dose prescrite gratuitement d’humilité à la pharmacie du gym qui dissout tes excuses que tu aimes tant te concevoir afin de t’encourager à travailler encore et toujours plus fort, peu importe dans quelles sphères de ta vie.

Pourquoi? Car ceux qui font déjà un sport intense le savent déjà trop bien: C’est seulement au moment où l’un s’est dépassé mentalement et physiquement; qu’il a perdu son orgueil à force de se faire entraîner par des directives sévères; qu’il a goutté à la forme de réalité la plus intense après que son cerveau fut bombardé d’adrénaline pure suite à avoir reçu, compris et appliquer  les enseignements qu’on lui transmit autant en théorique qu’en pratique; qu’à force d’être obligé de rester dans un état de concentration maximale pendant de ô combien longues périodes de temps; qu’il comprend finalement, après la douce douche d’endorphines qui vient tendrement caresser sa perception à la fin d’un bon entraînement, que la boxe, comme tous les autres sports, est une souffrance absolument bénéfique.

Une souffrance dont tous ceux qui en ont les capacités, selon moi, devraient s’imposer.  C’est la plus belle des tortures : c’est un mal nécessaire qui t’apprend à être sérieux dans tes responsabilités, tes études, tes relations, ta vie. Celui qui réussit à concilier sa routine dans tous ses domaines avec le sport, particulièrement avec la boxe (accompagnée d’un zeste de médiation courte qui ne fait jamais de tort), à atteint à mon avis, le zen.

 

Crédit photo: Expertboxing.fr

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.