Howard Philip Lovecraft, pilier de la littérature cauchemardesque.

Imaginez-vous, juste un instant, vivre avec un esprit peuplé de tourmentes atroces qui dépassent l’entendement. D’être constamment prit par des pensés incontrôlables, habitées par d’abominables entités sans noms prenant d’assaut chacun de vos rêves, étant d’une hantise épouvantable. Imaginez avoir a remettre constamment en question le discernement de la réalité et de la fiction; de douter quotidiennement des principes que le reste du monde prennent normalement pour acquis. Sans oublier le fait de se sentir gruger par une profonde aversion envers les femmes; la science; les gens de couleurs ainsi que toutes formes d’humanisme, faute d’un égo surpuissant.

Et bien croyez-le ou non, un homme avec un tel mal de vivre existe, du moins, existait. Cet homme porte le nom de H.P Lovecraft. L’auteur d’origine américaine, notamment reconnu pour son oeuvre légendaire, Le mythe de Cthulu (et ses délires oniriques sur les aberrations du cosmos), marqua grandement l’époque du début dix neuvième siècle. En effet, on avait introduit dans la pensée collective des images qui jamais auparavant n’avait jusqu’ici étés mêmes considérés. Inutile de dire que la culture littéraire, très fidèle aux mœurs religieux de l’époque, fut grandement ébranlé par ce qui jadis était perçu comme un affront d’impie. Dès lors, en raison de l’intensité de ses personnages et de sa folie haineuse si bien décrite, on l’étiquette rapidement de grand malade.

 

Malgré qu’il portait peut-être en lui de nombreuses distorsions cognitives, il en était pas moins un écrivain de génie. Sa maîtrise de la plume cynique, aux descriptions crues et terrifiantes, frôlant presque le surréalisme, donnant un air presque maudit a la réalité  elle-même, est ce que beaucoup qualifièrent d’incomparable. De plus, si l’on se fit bien a la richesse d’informations, de faits scientifiques et de références dans ses lignes, il en devient clair qu’il était d’une culture immense, manifestée par un habile langage poétique. En fait, il n’y a pas grand chose qu’on ne peut pas dire de lui; Il était brillant, il était fou, il était visionnaire. Grandement inspiré par Edgar Allan Poe, son style unique a inspiré des centaines a en faire de même, mais aucun ne lui arriva a la cheville.

 

En ce qui concerne ses livres, ils sont principalement constitués de nouvelles plus abominables les unes que les autres, variant d’une trentaine a une centaine de pages, la plupart du temps pourvu d’un étrange retournement de situation. Ses personnages, souvent originaires de son propre ville de naissance, le Rhode Island, consistent d’individus en quêtes de réponses face aux situations embarrassantes dans lesquelles ils se retrouveront malgré eux, victimes d’un destin qu’ils choisissent rarement. Le tout orchestré dans des paragraphes élaborés, dont la structure complexe guide habilement nos yeux hypnotisés par la l’effroi de la grandeur significatives des termes méticuleusement choisis et justement accordées qui captent perpétuellement notre attention au cœur d’une atmosphère malsaine ou y pèse un climat de terreur.

 

Cet article est donc pour les passionnées de la lecture d’horreur. Pour ceux qui sont assoiffées de frayeurs nocturnes, je vous conseilles fortement, si vous ne le connaissez pas déjà, de tenter quelques chapitres de son énigmatique Dagon, ou bien du mystique recueil Par delà le mur du sommeil,  et de l’horrifiant roman Les montagnes hallucinées, qui vous nourriront à coups sur de terribles cauchemars. Et si par hasard, téméraires que vous êtes, doutez de ma parole, je vous incite alors a vous y lancer et le réaliser par vous-mêmes.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.