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Journaliste sportif

Laissez de côté l’émotion et prônez le bon sens!

Les parents qui se portent bénévole à titre d’entraineur ou de gérant d’une association de hockey mineur sont très nombreux au Québec. Certains se comportent bien et d’autres agissent de manière tout à fait inacceptable. Or, il doit avoir un bon sens dans l’approche du coaching établit par un parent: la responsabilité. 

Vous avez été nombreux à voir les images de l’entraineur novice qui pète sa coche contre un jeune joueur de son équipe qui est d’ailleurs son fils et vous aviez sûrement été nombreux à voir le documentaire Parents Inc réalisé par Mathias Brunet il y a quelques années. Vous avez pu constater que ça fait des années que les parents agissent sur le coup de l’émotion. Je veux bien comprendre que le hockey est un sport d’émotion, mais ce n’est pas une excuse.

Savez-vous quel est le pourcentage de joueurs provenant de la Ligue junior majeure du Québec qui accèdent à la Ligue nationale de hockey? Selon des chiffres provenant de la Ligue junior majeur du Québec datant de début d’octobre, 82 joueurs de la LNH sont issus de la LHJMQ, c’est très peu, alors pensez-vous vraiment que votre fils qui joue novice B jouera dans la grande ligue? Le hockey, c’est un jeu et surtout à ce niveau-là! Laissons les jeunes s’amuser!

Dans le sport, il y a de l’émotion, mais il y a une différence entre l’émotion et le bon sens. Pour ce faire, je crois que les parents bénévoles ou pas, devront se responsabiliser, surtout les entraineurs. Ils se doivent de laisser de côté l’émotion et ils doivent plutôt donner l’exemple. Les enfants suivent leurs ordres et suivent leur exemple. Chers entraineurs qui pètent leur coche comme un entraineur de la vieille école, vous n’avez pas raison d’agir ainsi! Vous vous devez d’agir de la bonne manière. Si vous n’êtes pas capables de contrôler vos émotions, vous ne pouvez pas être entraineur.

Chaque présence sur la patinoire est supposé d’être magique aux yeux de tous les enfants en uniforme. Ça arrive des mauvaises présences, même les joueurs de la Ligue nationale de hockey en vive. Arrêtez de croire que vous aviez raison! Vous n’avez pas plus raison en vous fâchant contre les arbitres! Ce sont également des jeunes. Vous gâchez leur plaisir. Vous n’êtes pas dans la Ligue nationale de hockey, vous n’allez pas gagner la coupe Stanley. Laissez les s’amuser, développer leurs propres capacités et ayez du plaisir avec eux. Soyez surtout responsables, gérez vos émotions et tout ira bien!

Crédit photo: Hockey mineur SPM

Quel premier mois rempli dans la LNH!

Le 3 octobre dernier marquait le début de la saison 2018-2019 de la Ligue Nationale de hockey. Plusieurs équipes ont été surprenantes, d’autres décevantes. Chose certaine, le nombre de buts marqués est élevé et le hockey n’a jamais été aussi spectaculaire. 

Les surprises

Depuis le début de la saison, plusieurs équipes ont été surprenantes et d’autres ont été nettement décevantes. L’équipe qui m’a le plus surpris jusqu’à maintenant est les Canucks de Vancouver. Avec le départ des frères Sedin et la faiblesse devant les filets, cette formation est tout de même au deuxième rang de la division Pacifique de la conférence de l’Ouest. Je m’attendais à pire. Je n’avais aucune idée dans quelle direction se dirigeait ce club, mais il est composé de plusieurs joueurs talentueux dont Elias Petterson. Il a un début de saison extraordinaire avec ses 15 points en 9 matchs. Il a choqué le monde du hockey. D’autant plus que les jeunes comme Brock Boeser et Bo Horvat sont en train de changer la donne concernant cette équipe.

Les Canadiens de Montréal sont également surprenants. Électrisants presqu’à tous les matchs, la troupe de Claude Julien est actuellement en mesure de changer les attentes à l’égard de l’équipe au début de la saison. Qui aurait cru que Jesperi Kotkaniemi et Max Domi auraient chacun six et 13 points en 13 matchs? Surtout que Domi n’avait que récolté neufs buts en 82 matchs l’année passée et qu’aujourd’hui, il a sept filets en 13 matchs. Xavier Ouellet et Mike Reilly jouent bien depuis le début de la saison et donnent raison à Marc Bergevin d’avoir été les chercher. Le directeur général a été chercher plusieurs joueurs au cours de l’été comme Tomas Tatar et Max Domi, dans des transactions pour Max Pacioretty et Alex Galchenyuk. L’acquisition de Joel Armia venant des Jets de Winnipeg donne également une autre dimension à l’attaque du Tricolore. Les attentes étaient basses chez les partisans et les experts, mais je pense qu’il est permis de penser positivement pour l’avenir du CH.

Deux autres équipes surprenantes dans la LNH sont les Islanders de New York et les Sabres de Buffalo. Ces deux formations trainaient dans les bas fonds de la LNH depuis un certain temps. Je m’attendais à ce que les Islanders aient une saison exécrable étant donné que leur meilleur joueur, John Tavares, est parti pour se joindre aux Maple Leafs de Toronto le 1e juillet dernier. Nouveaux, le directeur général Lou Lamoriello et l’entraineur-chef, Barry Trotz semblent savoir dans quelle direction leur équipe se dirigera. C’est la même chose pour les Sabres de Buffalo. Avec l’acquisition de Jeff Skinner ainsi que les recrues Rasmus Dahlin et Casey Mittelstadt, cette franchise semble se diriger vers un avenir positif.

Les déceptions

Parmi les déceptions en ce début de saison, figurent les Panthers de la Floride. Malgré l’absence de Roberto Luongo en début de saison, je m’attendais à mieux de l’équipe floridienne. Avec des jeunes comme Alexander Barkov, Jonathan Huberdeau et Aaron Ekblad qui continuent à progresser, j’aurais cru que cette franchise ferait peut-être les séries éliminatoires à pareille date, ce qui n’est pas le cas.

Les Blues de St. Louis sont eux aussi très décevants. Pourtant, cette équipe avait été chercher Tyler Bozak, Ryan O’reilly et David Perron au cours de l’été. Rien ne semble fonctionner pour cette équipe, plus particulièrement en raison du gardien de but Jake Allen. Celui-ci semble encore plus faible qu’au début de sa carrière dans la LNH. Il connait un début de saison difficile, ce qui n’aide pas son équipe.

Les Hurricanes de la Caroline et les Kings de Los Angeles également sont des équipes qui ne jouent pas à la hauteur des attentes en ce début de saison. D’abord, pour les Hurricanes, avec les jeunes qui poussent et des ajouts importants comme Michael Ferland, Dougie Hamilton et Calvin De Haan, je m’attendais à ce que cette équipe soit plus haut dans le classement général. Malgré tout, je pense que ce club saura progresser et pourra faire les séries éliminatoires. Quant à l’équipe californienne, je pensais qu’elle serait supérieure en ajoutant Il y a Kovalchuk à son effectif. En plus, l’entraineur-chef John Stevens a été remplacé par Willie Desjardins. Rien ne va plus pour cette équipe et je pense qu’elle semble ralentir. Avec certains joueurs vieillissants et des jeunes incapables de prendre la relève, le reste de la saison des Kings sera difficile. En fait, l’avenir de ces derniers est beaucoup plus sombre que rose.

Quelques chiffres….

Au total, 1260 buts ont été marqués en 418 matchs pour 31 équipes pour une moyenne de 3,01 buts marqués par équipe à chaque partie, donc 6,02 buts par match incluant les deux formations. Si la tendance se maintient, il devrait se marquer au total 7662 buts, soit une hausse de 110 buts par rapport à la saison 2017-2018. Cela est dû en raison plus particulièrement au changement d’équipement des gardiens de but. Les jambières ont été réduites de taille depuis l’année et la grosseur du plastron cette année. Ce changement semble déranger les gardiens de but et il sera intéressant de suivre l’évolution du nombre de buts marqués pour le reste de la saison.

Par ces chiffres, je pense qu’il est important de constater que la LNH n’a jamais eu une qualité de spectacle aussi supérieure à celle de cette année. En plus, le jeu est de plus en plus rapide, il y a moins de suspensions pour des coups vicieux. Reste à voir si cette tendance se maintiendra.

Crédits photo: CBC.ca

 

La LNH doit se regarder dans le miroir

Récemment, TSN a présenté un reportage choquant intitulé Finding Murph sur le triste sort de Joe Murphy. Si vous n’aviez pas vu ce reportage, c’est à regarder. Murphy a été repêché au premier rang au total en 1986 par les Red Wings de Detroit et a remporté la coupe Stanley en 1990 avec les Oilers d’Edmonton. 

Joe Murphy a eu une belle carrière dans la Ligue nationale de hockey avec 528 points en 779 matchs. Celui-ci a même affirmé dans le documentaire qu’il avait gagné entre 15 et 20 millions de dollars en carrière, il était bien muni. Or, il a subi une commotion cérébrale et les problèmes sont arrivés: l’alcool,  la dépression, etc. Aujourd’hui, il est itinérant à Kenora, en Ontario, il n’a aucun contact avec sa famille.

Depuis 2013, un nombre important d’anciens joueurs du circuit Bettman ayant subi une ou plusieurs commotions cérébrales poursuivent la LNH jugeant qu’elle n’a pas fait assez pour les protéger contre celles-ci, et depuis 2010, plusieurs anciens joueurs ont perdu la vie. Ce fut notamment le cas de Bob Probert (5 juillet 2010), Derek Boogard (13 mai 2011), Rick Ripien (15 août 2015), Wade Belak (31 août 2015) et Steve Montador (15 février 2015). Ces joueurs-là ont subi plusieurs commotions cérébrales, ont eu des dépressions, etc.  et les dirigeants de la Ligue nationale de hockey ne les ont pas aidés.

Tous ces faits nous mènent à réfléchir, voire à se remettre en question, et à se demander si la LNH en fait assez pour la sécurité de ses joueurs. Les joueurs de hockey ne sont pas juste des joueurs de hockey, ce sont des êtres humains, comme nous tous le sommes. Selon moi, les dirigeants de la Ligue nationale de hockey doivent penser au-delà de leurs revenus, ils doivent penser à la sécurité de leurs hommes. Une carrière dans la grande ligue dure en moyenne cinq ans, ce n’est pas beaucoup. Que se passe-t-il après ces cinq ans? Les joueurs vivent leur vie quotidienne avec leur conjointes et leurs enfants. Aucun être humain ne mérite un tel sort.

L’histoire de Joe Murphy est triste et c’est là qu’on réalise que l’argent et le luxe ne mènent pas toujours vers un beau chemin. La Ligue nationale de hockey et l’Association des joueurs se doivent de traiter leurs joueurs avec respect, peu importe qu’ils soient actuels ou anciens.

 

Crédit photo: Danslescoulisses.ca

Belle présence d’étudiants à Longue vue sur le court

IMG_1679Du 30 mai au 3 juin dernier, avait le festival de cinéma Longue vue sur le court, un partenaire du département de communication du Cégep André-Laurendeau. Ainsi, plusieurs courts-métrages réalisés par des étudiants en communication du Cégep André-Laurendeau étaient projetés à la maison de la culture Marie-Uguay, vendredi soir dernier et samedi dernier en début d’après-midi. 

Nous

Vendredi soir dernier, le film Nous réalisé par Maxime Archambault, Rose Drouin-Ouellette, Benjamin Peterson et Thomas Boeckstaens, était présenté à la maison de la culture Marie-Uguay. Dans le cadre de leur projet d’intégration, ces derniers ont pu faire un stage à Bordeaux pendant six semaines pour ainsi filmer leur oeuvre. « Ce fut une expérience inoubliable et enrichissante», mentionne Benjamin Peterson. Celui-ci et Maxime Archambault expliquent qu’ils ont fait du repérage à partir de Montréal pour par la suite, continuer leur projet en France.

Ce court-métrage est basé sur des témoignages exprimés sous l’anonymat avec des scènes métaphoriques représentant le harcèlement sexuel. Trouver des témoignages fut le plus gros défi dans le cadre du processus de création de leur film. Les réalisateurs ont demandé à des gens qu’ils connaissaient et qui avaient déjà été victimes de harcèlement de témoigner pour leur projet.

Leur film aborde le sujet de la femme et le mouvement #MeToo. « Ce sujet revenait souvent lors de nos tempêtes d’idées. Puis, il fallait qu’on trouve un angle et ce n’était pas longtemps après le mouvement #MeToo, le #Moiaussi. C’est un sujet qui nous touche beaucoup», explique Maxime Archambault. Le but de l’oeuvre était de donner une voix aux femmes et aux victimes de harcèlement sexuel, pour permettre aux gens de pouvoir s’exprimer et raconter leur histoire.

Et Maintenant? 

 Et maintenant est un court-métrage réalisé par Valérie Duchaine Perras, Ariane Boyer, Bryanna Frankel, Charlotte Bourbonnais-Lussier et Megan Morin-Gendron. Le film aborde le féminisme sous trois générations différentes qui élaborent sur des thèmes variés, comme l’éducation par exemple. « Après le mouvement #MeToo et toutes les déclarations, la nouvelle vague du féminisme nous a donné l’envie de faire un film hors de l’ordinaire», explique Valérie Duchaine Perras. Les réalisatrices ont voulu mettre l’accent sur expliquer ce qu’est le féminisme, éliminer la stigmatisation au tour de ce terme et juste valoriser le fait que ça prône l’égalité entre les hommes et les femmes.

«Ce n’est pas un documentaire classique, nous avons pris des risques. Nous avons voulu faire les choses à notre manière. Nous avons donc fait beaucoup de recherches et de questionnements. Nous n’avons pas voulu nous baser sur le cliché, mais plutôt faire réaliser aux gens que ce n’est pas le féminisme auquel ils s’attendaient», raconte Megan Morin-Gendron. Celle-ci dit que ses collègues et elle ont interrogé des gens dans leur entourage et que lorsque les hommes veulent l’égalité entre les deux sexes, ils sont féministes, mais que ça semble être un trop gros mot pour eux. «Le but du film était de changer la perception des gens par rapport à ce mot-là», explique Valérie Duchaine Perras.

Une protagoniste dans le documentaire est Florence, une étudiante qui milite pour le féministe et elle est surtout présente en réagissant par rapport aux propos du jeune garçon et de la grand-mère. Elle mène également le documentaire par un monologue sur le féminisme. «On voit souvent ça sur le web des gens qui réagissent par rapport à une autre vidéo. Je pense que ça fait tellement une belle réfutation entre les personnages. C’est un dialogue entre les deux personnages», ajoute Ariane Boyer. Valérie Duchaine Perras conclue en mentionnant que le titre porte le nom d’un mouvement et que c’est ça que le société doit encourager dans l’avenir.

Pretty good for a woman

Ce documentaire réalisé par Nicolas Dion, Jérémie Dussault, Catherine Lagacé et Thu Hang Bui aborde le sujet des femmes DJ. Selon des statistiques mentionnées dans le film, seulement 10% des DJ invités dans les festivals de musique électroniques sont des femmes, ce qui représente une minorité. Leur envie d’aborder ce sujet est venue d’un commentaire qu’ils ont lu à la suite d’une certaine publication sur Facebook, alors qu’un homme avait écrit que la DJ était plutôt bonne pour une femme. Cela leur a fait réagir et leur a donné le goût d’en faire un documentaire.

Les quatre étudiants du Cégep André-Laurendeau sont surtout fiers de la technique de leur documentaire. « Tu peux avoir un bon éclairage et une mauvaise caméra, puis ça donne tout de même un bon résultat», dit Nicolas Dion avec une touche d’humour. Ceux-ci ont fait témoigner des gens populaires dans le domaine de la musique électronique comme Maus, par exemple. Ce film a été bien accueilli par les gens du festival.

Intersections

Le film Intersections réalisé par Maxence Parent, Rosalie Michaud, Jade Laplante et Demmy Boucher est une fiction qui aborde le thème de l’amour. Cette réalisation a surtout été remarquée par les gens de Longue vue sur le court pour la qualité des plans dans la voiture, ce qui représente un certain risque selon Benoit Desjardins, l’organisateur du festival qui animait une discussion avec les réalisateur du film. Le montage sonore a pris beaucoup de temps à faire. Maxence Parent mentionne qui leur a fallu une séance de 11 heures  pour faire tout le montage sonore.

Certains étudiants en médias interactifs du Cégep André-Laurendeau ont pu se démarquer alors qu’ils ont présenté certaines de leurs oeuvres comme Anxiety, Réalité et  Prière. Les films Journal d’un sociopathe ainsi que Embryo réalisés par des anciens étudiants étaient projetés samedi. Le département de communication du Cégep André-Laurendeau tient à remercier ses partenaires qui ont contribué pour l’installation des projets interactifs ainsi que pour la projection des courts-métrages.

Crédits photo: Facebook: Département de Communication – Cégep André-Laurendeau

Chantal Machabée: une pionnière

Mercredi soir, avait lieu le lancement de la biographie de Chantal Machabée, journaliste sportive à RDS, ouvrage écrit par le journaliste sportif de La Presse +, Guillaume Lefrançois. Dans le cadre de cette chronique, je tiens à rendre hommage à cette femme exceptionnelle. 

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Biographie de Chantal Machabée. Crédits photo: Éditions Hurtubise.

Il y a plus de 30 ans, une femme dans le monde du journalisme sportif, c’était rare. Or, il y en a une qui a su s’intégrer dans ce monde de machos, à un jeune âge, et elle y est pour longtemps. Le 1e septembre 1989, Chantal Machabée, 24 ans à l’époque, a ouvert le premier bulletin de nouvelles de l’histoire de RDS. Elle est devenue alors la première femme à animer une telle émission, rien de moins. Puis, elle a continué à prendre du galon dans ce métier et elle est maintenant sur le beat des Canadiens de Montréal.

Depuis que j’ai sept ans, je rêve de devenir journaliste sportif, un objectif que je n’abandonnerai jamais. Ce rêve m’est venu dans la tête, uniquement dès la première fois que j’ai écouté Sports 30 à 18h, à RDS, alors que Chantal Machabée était à l’animation. C’est à partir de ce moment-là que je me suis dit: « Mon idole, c’est Chantal Machabée et un jour, je vais travailler avec elle à RDS. »

Selon moi, le journalisme sportif, c’est plus que d’analyser un jeu ou d’interviewer un athlète: c’est une passion inconditionnelle qui ne quitte point et qui ne quittera jamais, surtout pour un amateur de sports comme moi. Ainsi, le sport, c’est le dépassement de soi et la fierté de représenter une équipe. Chantal Machabée est un exemple parfait de ce qu’est une journaliste sportive: elle est passionnée par le sport et elle est fière de travailler à RDS.

À mon avis, Chantal Machabée est plus qu’une journaliste sportive. Elle est une pionnière  dans le monde médiatique des sports. Elle a ouvert les portes aux jeunes filles, elle aura fait en sorte qu’elles puissent rêver à ce métier, et c’est grâce à elle qu’il y a de plus en plus de journalistes sportives. Malgré les nombreuses insultes reçues concernant son habillement, sa mise en plis, etc, malgré les menaces de mort reçues au cours de sa carrière, elle n’a jamais abandonné et elle a plus de 30 ans d’expérience. Son histoire est incroyable et est une véritable source d’inspiration autant pour les filles que pour les gars, qui rêvent de devenir journaliste sportif.  Elle mérite sa place au Temple de la renommée du hockey en tant que journaliste.

Aujourd’hui, il y a plusieurs femmes qui sont journalistes sportives, comme Élizabeth Rancourt à TVA Sports, Justine St-Martin à RDS, Diane Sauvé à Radio-Canada, etc. Elles se font de plus en plus nombreuses, mais il y a encore un certain désavantage numérique, comme le titre de sa biographie le mentionne bien.

Sur cette dernière ligne, je tiens à féliciter Chantal Machabée pour sa carrière extraordinaire ainsi que pour son excellent travail de journaliste sportive et je tiens à la remercier pour avoir influencé mon choix de carrière à un si jeune âge.

 

Crédits photo: Facebook de Chantal Machabee.

 

Rencontre olympique: une soirée mémorable

En collaboration avec La Presse.

Le 22 mars dernier, une conférence a été organisée par La Presse à l’Astral, à Montréal, et plusieurs médaillés olympiques participaient à cette soirée, animée par le chroniqueur sportif Philippe Cantin. La patineuse de vitesse, Kim Boutin, la joueuse de hockey, Mélodie Daoust, la skieuse acrobatique, Justine Dufour-Lapointe, et le patineur de vitesse, Samuel Girard, étaient présents. Le chroniqueur Yves Boisvert et la chef de mission de la délégation canadienne, Isabelle Charest y étaient également. 

Le contexte des Jeux olympiques 2018

Plusieurs semaines avant le début des Jeux olympiques d’hiver 2018, il n’était pas assuré d’en avoir, en raison de la situation géopolitique entre les Corées du Nord et du Sud. Les essais nucléaires et les menaces se faisaient nombreux, de la part du président de la Corée du Nord, Kim Jong-un. Le monde s’attendait à ce qu’il ait une ambiance militaire.

Cependant, ce ne fut pas le cas. Le dirigeant nord-coréen a accepté d’envoyer ses athlètes et durant la cérémonie d’ouverture, une délégation unifiée des deux Corées est rentrée dans le stade sous le même drapeau. « C’était un moment extraordinaire», a mentionné au cours de la conférence, le journaliste sportif, Philippe Cantin, qui était présent dans le stade.

Selon le chroniqueur Yves Boisvert présent aux Jeux, la population locale était accueillante et tout était bien organisé, ce qui est paradoxal, comparativement à plusieurs semaines avant la quinzaine olympique, alors que la tenue des éventuels jeux était encore remise en question.

L’encadrement des athlètes

Au cours de cette aventure, la délégation canadienne était bien encadrée, avec de nombreux nutritionnistes, préparateurs physiques et mentales, mais surtout, il y a une personne importante pour soutenir les représentants, telle que la chef de mission. Celle qui a occupé ce rôle au cours de cette édition des Jeux olympiques, est l’ancienne patineuse de vitesse, Isabelle Charest. Son rôle était en quelque sorte d’être la porte-parole ou la capitaine de la délégation canadienne. Elle devait d’une certaine manière donner son point de vue quand il y avait des décisions importantes à prendre, ayant comme enjeu l’athlète, par exemple dans le cas d’un retour à la compétition suite à une blessure ou lorsque vient le temps de choisir qui sera le porte-drapeau à la cérémonie de clôture.

Des Jeux olympiques remplis d’émotions

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Justine Dufour-Lapointe et Kim Boutin. Crédits photos: La Presse.

Les parcours olympiques sont différents d’un athlète à un autre. Il peut y avoir du succès et de la fierté, comme il peut y avoir de la déception. Or, pour la patineuse de vitesse Kim Boutin, son séjour à PyeongChang a été rempli d’émotions. L’athlète native de Sherbrooke a remporté trois médailles olympiques; deux de bronze et une d’argent. Cependant, c’était à la suite de sa médaille de bronze gagnée au 500 mètres à la suite d’une disqualification d’une patineuse sud-coréenne que ses premiers jeux ont pris une tournure totalement différente, ayant reçu de nombreuses menaces de mort sur les réseaux sociaux.

La Sherbrookoise raconte qu’elle était très bien entourée au sein de l’équipe canadienne et que c’est grâce à la solidarité de l’équipe de patinage de vitesse courte piste qu’elle a pu garder ses émotions et rester authentique tout au long de sa première expérience olympique. Kim Boutin a fait vivre d’un océan à l’autre, de grandes émotions et elle a pu terminer sa première aventure olympique en ayant eu l’honneur d’être la porte-drapeau lors des cérémonies de clôture.

La skieuse acrobatique, Justine Dufour-Lapointe, a également vécu de fortes émotions au cours des derniers Jeux olympiques d’hiver. Son année pré-olympique n’a pas été facile, surtout avec le fait que ses soeurs Maxime et Chloé ont dû s’occuper de leur mère, qui a été atteinte d’un cancer duquel elle est maintenant guérie. Durant le temps que Justine a eu besoin de prendre soin de sa mère, ce fut difficile pour elle, en tant qu’athlète de garder sa concentration lors de ses différentes compétitions sur la scène internationale. Pendant les Jeux olympiques toutefois, elle a profité du moment présent et selon elle, la médaille d’argent qu’elle a remportée, fut celle de la famille, la récompense suite à une année difficile.

Un parcours hors du commun

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Mélodie Daoust et Samuel Girard.       Crédits photos: La Presse.

Ne pas faire partie d’Équipe Québec à 13, 14, 15 et 16 ans, pour finalement se retrouver double médaillée olympique au hockey sur glace féminin, ce n’est pas commode, mais, c’est le cas de la joueuse de hockey, Mélodie Daoust. Native de Valleyfield, Daoust a un parcours hors du commun.

Lorsque ses coéquipières et elle sont arrivées en Corée du Sud, l’ambiance à l’intérieur de l’équipe était en pleine confiance, l’esprit de camaraderie était fort présent.

L’équipe canadienne s’est inclinée en tirs de barrage face aux États-Unis, en finale. Selon la numéro 15 de l’équipe canadienne, perdre en bris d’égalité de la sorte est l’équivalent de faire pile ou face.

Malgré la déception, elle se dit très fière de ses coéquipières pour la récolte de la médaille d’argent.Mélodie Daoust se dit avoir atteint à le summum en faisant partie une deuxième de la formation canadienne. D’ailleurs, c’est grâce à la passion de son sport qu’elle a persévéré et qu’elle a pu atteindre les plus hauts standards. Elle a d’ailleurs été nommée joueuse par excellence du tournoi olympique de hockey féminin, rien de moins.

Un début de carrière impressionnant

À 21 ans, Samuel Girard a marqué les Jeux olympiques de PyeongChang à sa façon. Avec ses médailles d’or au 1000 mètres en patinage de vitesse et de bronze au relais sur une distance de 5000 mètres, la fierté de Ferland-Et-Boileau a impressionné les partisans. Selon lui, sa plus grande force est de pouvoir s’adapter facilement à toutes les compétitions auxquelles il participe.

Depuis quatre ans, son objectif premier était juste de pouvoir se rendre en Corée du Sud. Pour lui, simplement d’être était un exploit, il ne voulait que vivre l’ambiance olympique et l’ampleur des Jeux. Samuel Girard garde d’excellents souvenirs de sa première expérience. Apprendre à connaitre les autres athlètes et avoir pu vivre cette quinzaine avec sa conjointe, Kassandra Bradette, qui est également une patineuse de vitesse, ont rendu sa première aventure olympique encore plus mémorable.

Au cours des derniers Jeux olympiques, le Canada a remporté 29 médailles, la plus grande récolte dans l’histoire du pays. Les prochains Jeux olympiques d’hiver auront lieu en 2022, à Pékin, en Chine.

 

 

Les footballeuses du Boomerang s’accrochent

Dimanche dernier, le 11 mars, le Boomerang du Cégep André-Laurendeau, au soccer féminin niveau collégial division 2, a joué son avant-dernier tournoi de la saison au Complexe sportif Marie-Victorin. L’équipe a remporté ses deux parties; 4-2 face au Cégep de Rosemont et 2-1 contre le Cégep de St-Jérome. Ce sont deux victoires importantes, alors que l’équipe LaSalloise lutte pour une place en séries éliminatoires.

Le premier match fut compliqué pour le Boomerang. « On a eu un lent départ au premier match. On a raté plusieurs chances de marquer, mais on a appliqué des changements et on a trouvé le moyen de gagner la partie», a mentionné la défenseur Jade Gaudreault. Par ailleurs, l’équipe du Cégep André-Laurendeau a débloqué en deuxième demie. Les joueuses ont appliqué un jeu plus offensif et ont remporté leur premier duel.

 

Crédit photo: James Hajjar
La défenseur du Boomerang, Jade Gaudreault.

Quant à la deuxième rencontre, ce fut le contraire de la première. « On a complètement changé notre système de jeu, on a joué plus offensif, alors qu’elles [les joueuses de St-Jérome] s’attendaient à un jeu plus défensif. L’autre équipe était confuse », dit la numéro 5 du Boomerang. Cet affrontement a été animé avec du jeu très physique.

Depuis le début de la saison, les deux équipes ont une forte rivalité. Il faut savoir qu’au soccer féminin collégial, il y a la saison d’automne durant laquelle les rencontres se jouent à l’extérieur et vice-versa pour la saison hivernale. « Lors de la saison à l’extérieur, on a joué une série aller-retour contre elles [les joueuses de St-Jérome]. Quand on a été à St-Jérome, le match s’est terminé avec un résultat nul et une prise de bec. Puis quand on a joué à domicile, on a gagné le match. Depuis ce temps-là, la frustration est toujours présente à chaque fois qu’on s’affronte», compléta la défenseur du Boomerang.

L’équipe de soccer féminin du Cégep André-Laurendeau continue toujours à s’accrocher pour une place en séries éliminatoires. La  prochaine série de deux matchs de la saison régulière aura lieu le dimanche 25 mars, au Complexe Marie-Victorin, alors que le Boomerang affrontera le Collège Jean-de-Brébeuf et le Cégep Gérald-Godin.