Archives de catégorie : Culture

Les séries à ne pas manquer cet automne

La rentrée est bel et bien recommencée pour nous tous. Tout d’abord, bienvenue aux nouveaux étudiants! J’espère que votre première semaine c’est bien passée! En attendant, je vous présente les petites trouvailles télé à découvrir cet automne. 

Vous avez probablement remarqué que depuis juillet des chaines télévisées comme TVA, Radio-Canada, Z et plusieurs autres diffusent des bandes-annonces afin de faire augmenter leurs côtes d’écoute pour septembre 2018. En effet, de nouvelles séries telles que « Pinel au cœur de la maladie mentale », « Révolution » et « XOXO » seront à l’affiche.

Pour commencer, l’émission « Pinel au cœur de la maladie mentale », présentée sur les zones de Z dès le 5 septembre, est une série documentaire qui nous montre l’envers du décor dans cet institut. On nous en apprend plus sur la mission de cet institut et on entre dans leur quotidien. Ce que nous attendons le plus dans cette saison c’est de voir comment l’institut Pinel peut aider ou bien nuire aux gens avec une maladie mentale.

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Pour les gens qui aiment danser et bouger, une autre nouvelle série arrivera et cette fois-ci, à TVA. L’émission « Révolution » est une autre compétition de danse qui montre le hip-hop, la danse contemporaine et plusieurs autres styles.

Pour ce qui est des séries plus masculines , l’émission « Demain des hommes » sera présentée à ICI Tout.TV. Cette nouvelle série met en scène une équipe de hockey d’une ville fictive qui devra faire face aux hauts et aux bas que la vie leur réserve.

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De plus, une autre émission qui pourrait concurrencer « Occupation double » arrive sur les zones de TVA. Il s’agit de l’émission « XOXO » une nouvelle série télé qui met en scène 26 filles déjà identifiées et 26 hommes  qui sont, pour l’instant, non identifiés. Le but est de trouver LE NOUVEAU COUPLE DU QUÉBEC! Pour aider les candidats, trois conseillers seront sur place, soit Olivier Primeau, Cary Tauben et Elisabetta Fantone. Ces trois aides auront 6 filles chaque et devront par la suite organiser des party pour leur permettre de rencontrer l’homme de leur vie. Nous n’avons pas encore la date exacte de sortie, mais on peut déjà parier qu’il y aura du drame, des éliminations et beaucoup d’alcool. J’ai bien hâte de voir toutes ces émissions bientôt sur nos ondes.

Crédit Photo : TVA Nouvelle

Chosen Faith

Sarita en avant de son temple
This is Sarita in front of the temple where she goes to pray.

**Cet article a été coécrit par Korina Joseph.**

According to the Taj Group of Hotels, 85% of Indians would rather marry the person chosen by their families than the one they would decide on their own. For this reason, and many others, India finds itself to be very different from North America. Might it be the food, school, work or, as mentioned, the relationships? This Asian country is far from what we know here in Canada. Sarita Behl, an Indian woman, agreed to share her way of life, making us see the gap between life in eastern and western countries, but also all the similarities that make us all part of the same human race.

Sarita Behl is a 42 year old woman living in Faridabad, a small suburb near Delhi, India. As do most Indians, Sarita practices the Hindu religion. She tries to pray at her local temple every day, which is not easy when you have a group of teenagers running around your house. This Indian woman works for International Volunteer HQ, a New-Zealand based travel company that works internationally to host volunteers from several different countries. Before she was approached by the company in 2013, asking her to open her home in India to foreigners, Sarita owned a girls’ hostel.

Sarita Behl
This is Sarita Behl. She opens her heart and her home to foreigners from all over the world.

As if two dozen young adults were not enough to feed and take care of, Sarita is also a mother of two children. In fact, her 19 year old son is currently studying engineering in the United States, while her teenage daughter lives with her in India. She first had her son at 20, a year after she got married. She laughs when she says, « I was just a child, but I had a child! » As most people do in India, Sarita had an arranged marriage. She is married to Rocky, who helps her manage the homestay. She lives in his house with all of her in-laws. She says, « in India, it’s a tradition »,  married women move in with their husband’s family. Sarita actually enjoys this way of creating relationships because, « you are not married to a person. You are married to a family. They [all of her in-laws] take care of you, too. » Since Sarita is very open-minded, she believes that, « everybody has a right to make their own choices ». Therefore, she is also in favour of the progress that young Indian women are making: « Girls are becoming more financially independent, they are looking for a more compatible husband. » Still, she does not regret her arranged marriage. There is always somebody to look up to. » One of the advantages, Sarita also mentioned, includes the fact that the cost of the marriage is handled by the parents. She also says, « I love this concept. But I also like your freedom where you can choose. » Hence why, after 21 years of being married to a person she did not choose, Sarita decided that her children deserve a love marriage. Although arranged marriages are the norm in India, Sarita says, « it is not an obligation. »

Trois femmes indiennes assises dans la rue
Three Indian women sitting in the street.

Even though her love life got picked for her, Sarita says she is very content: « I am happy, I am a happy person. [Laughs] » She considers herself blessed to be living the life she is living: « It was destiny, it was meant to be like this. » She would not change a thing about her past nor her current lifestyle. In fact, seeing the volunteers enjoying themselves is the primary source of her happiness. Which is partially why Rocky, her husband, and she are doing such an amazing job at running the homestay. She says her biggest dream is to see her kids also be happy: « I want my kids to get settled and have a beautiful life. » She says.

Sarita, a woman with a university degree, opens her heart and her home to people she does not know. She is filled with love and joy despite her destiny being decided for her. In Canada, we do not have arranged marriages. Even though this is an enormous difference between the Indian and the Canadian culture, Sarita taught us that what really matters is universal happiness. In the end, everyone just wants to be happy and parents want what is best for their children. Despite the cultural differences, humans around the world are all the same. Sarita believes in freedom and love marriages: « You enjoy your life. This is your moment, you should enjoy your life. Don’t forget anything, just go with the flow. I wish you all the best for the future. You are beautiful, beautiful kids! You should have [the] best of everything », whether it is chosen for you or not.

 

Photo credit: Korina Joseph

Belle présence d’étudiants à Longue vue sur le court

IMG_1679Du 30 mai au 3 juin dernier, avait le festival de cinéma Longue vue sur le court, un partenaire du département de communication du Cégep André-Laurendeau. Ainsi, plusieurs courts-métrages réalisés par des étudiants en communication du Cégep André-Laurendeau étaient projetés à la maison de la culture Marie-Uguay, vendredi soir dernier et samedi dernier en début d’après-midi. 

Nous

Vendredi soir dernier, le film Nous réalisé par Maxime Archambault, Rose Drouin-Ouellette, Benjamin Peterson et Thomas Boeckstaens, était présenté à la maison de la culture Marie-Uguay. Dans le cadre de leur projet d’intégration, ces derniers ont pu faire un stage à Bordeaux pendant six semaines pour ainsi filmer leur oeuvre. « Ce fut une expérience inoubliable et enrichissante», mentionne Benjamin Peterson. Celui-ci et Maxime Archambault expliquent qu’ils ont fait du repérage à partir de Montréal pour par la suite, continuer leur projet en France.

Ce court-métrage est basé sur des témoignages exprimés sous l’anonymat avec des scènes métaphoriques représentant le harcèlement sexuel. Trouver des témoignages fut le plus gros défi dans le cadre du processus de création de leur film. Les réalisateurs ont demandé à des gens qu’ils connaissaient et qui avaient déjà été victimes de harcèlement de témoigner pour leur projet.

Leur film aborde le sujet de la femme et le mouvement #MeToo. « Ce sujet revenait souvent lors de nos tempêtes d’idées. Puis, il fallait qu’on trouve un angle et ce n’était pas longtemps après le mouvement #MeToo, le #Moiaussi. C’est un sujet qui nous touche beaucoup», explique Maxime Archambault. Le but de l’oeuvre était de donner une voix aux femmes et aux victimes de harcèlement sexuel, pour permettre aux gens de pouvoir s’exprimer et raconter leur histoire.

Et Maintenant? 

 Et maintenant est un court-métrage réalisé par Valérie Duchaine Perras, Ariane Boyer, Bryanna Frankel, Charlotte Bourbonnais-Lussier et Megan Morin-Gendron. Le film aborde le féminisme sous trois générations différentes qui élaborent sur des thèmes variés, comme l’éducation par exemple. « Après le mouvement #MeToo et toutes les déclarations, la nouvelle vague du féminisme nous a donné l’envie de faire un film hors de l’ordinaire», explique Valérie Duchaine Perras. Les réalisatrices ont voulu mettre l’accent sur expliquer ce qu’est le féminisme, éliminer la stigmatisation au tour de ce terme et juste valoriser le fait que ça prône l’égalité entre les hommes et les femmes.

«Ce n’est pas un documentaire classique, nous avons pris des risques. Nous avons voulu faire les choses à notre manière. Nous avons donc fait beaucoup de recherches et de questionnements. Nous n’avons pas voulu nous baser sur le cliché, mais plutôt faire réaliser aux gens que ce n’est pas le féminisme auquel ils s’attendaient», raconte Megan Morin-Gendron. Celle-ci dit que ses collègues et elle ont interrogé des gens dans leur entourage et que lorsque les hommes veulent l’égalité entre les deux sexes, ils sont féministes, mais que ça semble être un trop gros mot pour eux. «Le but du film était de changer la perception des gens par rapport à ce mot-là», explique Valérie Duchaine Perras.

Une protagoniste dans le documentaire est Florence, une étudiante qui milite pour le féministe et elle est surtout présente en réagissant par rapport aux propos du jeune garçon et de la grand-mère. Elle mène également le documentaire par un monologue sur le féminisme. «On voit souvent ça sur le web des gens qui réagissent par rapport à une autre vidéo. Je pense que ça fait tellement une belle réfutation entre les personnages. C’est un dialogue entre les deux personnages», ajoute Ariane Boyer. Valérie Duchaine Perras conclue en mentionnant que le titre porte le nom d’un mouvement et que c’est ça que le société doit encourager dans l’avenir.

Pretty good for a woman

Ce documentaire réalisé par Nicolas Dion, Jérémie Dussault, Catherine Lagacé et Thu Hang Bui aborde le sujet des femmes DJ. Selon des statistiques mentionnées dans le film, seulement 10% des DJ invités dans les festivals de musique électroniques sont des femmes, ce qui représente une minorité. Leur envie d’aborder ce sujet est venue d’un commentaire qu’ils ont lu à la suite d’une certaine publication sur Facebook, alors qu’un homme avait écrit que la DJ était plutôt bonne pour une femme. Cela leur a fait réagir et leur a donné le goût d’en faire un documentaire.

Les quatre étudiants du Cégep André-Laurendeau sont surtout fiers de la technique de leur documentaire. « Tu peux avoir un bon éclairage et une mauvaise caméra, puis ça donne tout de même un bon résultat», dit Nicolas Dion avec une touche d’humour. Ceux-ci ont fait témoigner des gens populaires dans le domaine de la musique électronique comme Maus, par exemple. Ce film a été bien accueilli par les gens du festival.

Intersections

Le film Intersections réalisé par Maxence Parent, Rosalie Michaud, Jade Laplante et Demmy Boucher est une fiction qui aborde le thème de l’amour. Cette réalisation a surtout été remarquée par les gens de Longue vue sur le court pour la qualité des plans dans la voiture, ce qui représente un certain risque selon Benoit Desjardins, l’organisateur du festival qui animait une discussion avec les réalisateur du film. Le montage sonore a pris beaucoup de temps à faire. Maxence Parent mentionne qui leur a fallu une séance de 11 heures  pour faire tout le montage sonore.

Certains étudiants en médias interactifs du Cégep André-Laurendeau ont pu se démarquer alors qu’ils ont présenté certaines de leurs oeuvres comme Anxiety, Réalité et  Prière. Les films Journal d’un sociopathe ainsi que Embryo réalisés par des anciens étudiants étaient projetés samedi. Le département de communication du Cégep André-Laurendeau tient à remercier ses partenaires qui ont contribué pour l’installation des projets interactifs ainsi que pour la projection des courts-métrages.

Crédits photo: Facebook: Département de Communication – Cégep André-Laurendeau

La 32e édition de l’intercollégiale de théatre

Cette année pour la 32e édition de l’intercollégial de théâtre, la troupe du cégep André-Laurendeau était invitée à aller présenter sa pièce Méphisto au cégep de Maisonneuve. L’événement se déroulait durant la fin de semaine du 20 au 22 avril. 

Photo de Intercollegial de théatre 2018 Maisonneuve.

Pour cette fin de semaine, plusieurs troupes de théâtre de tous les coins de la province étaient présentes au cégep de Maisonneuve pour présenter leurs œuvres.

En tout, 34 cégeps étaient présents soit 10 troupes qui présentaient des pièces complètes et 15 pour présenter des moitiés de leurs œuvres ainsi que 9 troupes qui étaient les spectateurs.

Les jeunes étaient accueillis par les étudiants du cégep de Maisonneuve. Des bouteilles d’eau, des verres et des chandails étaient distribués pour tous durant cette fin de semaine remplie d’excitation.

Le soir, nous avons pu voir la pièce du cégep d’accueil soit Maisonneuve. Leur pièce raconte l’histoire d’une entreprise à 13 étages. À chacun des étages, nous pouvions y voir l’évolution du pouvoir, du plus faible au plus puissant. La pièce était très bonne et la fin était très choquante et surprenante.

Le soir, le party était pris dans la cafétéria et plusieurs jeunes dansaient et chantaient jusqu’aux petites heures du matin.
Le samedi matin, des ateliers avaient été préparés pour les participants par plusieurs professionnels du théâtre. Par la suite, les élèves étaient invités à voir une pièce de théâtre créé par un jeune étudiant nommé Jean-Christof Cloutier-Ross du cégep de Rimouski. Il est le grand gagnant de la 23e édition 2017-2018, du concours de l’intercollégial d’écriture dramatique L’égrégore Écriture. La pièce intitulée 37,4 livres, parle d’un homme appelé Nathan qui décide d’aller se peser sur la balance. Malheur! Il y a 37,4 livres de trop sur la balance. Cette découverte l’amène à essayer toute sorte de choses pour perdre du poids. Pendant ce temps, Annah veut comprendre le monde sous les yeux de son chat, puis Jessica tente de trouver du travail. Ces trois personnages, aussi différents les uns des autres, vont se trouver et comprendre plusieurs choses à propos de la vie.

Après cette représentation, les élèves du cégep André-Laurendeau sont partis se préparer pour présenter leur pièce que les gens ont beaucoup aimé. La journée s’est terminée avec une soirée sous le thème de hippie/yéyé.

Photo de Intercollegial de théatre 2018 Maisonneuve.

Plusieurs élèves de la technique policière étaient présents pour surveiller la soirée qui s’est très bien déroulée.

Puis, le lendemain matin, d’autres pièces étaient présentées, dont celle de la troupe du cégep du Vieux-Montréal qui a interprété une partie de leur pièce. La troupe du cégep de Saint-Jean-Sur-Richelieu, quant à elle, présentait la pièce au grand complet intitulé « Hamlet : Le Trône de Crânes ». Celle-ci était un mélange entre l’œuvre de Shakespeare du même nom et des 10 petits nègres d’Agatha Christie. C’était une pièce forte en émotions et très appréciée par la critique.

Tous les élèves des cégeps invités à l’événement tenaient à remercier et féliciter les personnes qui ont organisé et aidé à la concrétisation de cet événement tant attendu par toutes les troupes de théâtre.

Pour conclure la fin de semaine, les organisateurs ont annoncé que l’an prochain ce sera au cégep de Thetford que se déroulera cette 33e édition de théâtre.

Cela ne m’étonnerait pas d’être encore plus surprise et fascinée l’an prochain!

Voici 5 festivals que vous ne voulez pas manquer cet été

Malgré la température des dernières semaines, un mélange de pluie, de neige et de verglas, bref la routine québécoise, le soleil est à nos portes et la saison des festivals fera bientôt son apparition dans les rues de Montréal.  Nous pourrons bientôt voir la migration des manteaux et des bottes faire place aux petits shorts et aux « crop-tops », mais une chose nous permet de passer par-dessus et c’est la culture qui s’en vient grand pas.

Du 5 au 13 mai : Festival du Jamais Lu

Tout commence le 5 mai prochain, avec le festival du Jamais Lu qui chaque année présente un festival à Montréal, Québec et Paris. On y présente des lectures théâtrales par des metteurs en scène et par des comédiens professionnels de plusieurs langues, formes et styles différents. Tout cela dans le but d’offrir un médium entre l’art de la scène qui questionne le monde dans lequel nous vivons et le public par le biais <de la fiction.

Du 9 au 18 mai : Festival Vu sur la relève

Pendant ce temps, une grande production de Quebecor présente le festival Vu sur la relève, où des prestations pluridisciplinaires servent de tremplins pour les artistes de la relève. Durant ses 23 dernières éditions ce festival a permis à des artistes, comme Alex Nevsky, Klô Pelgag, Fred Pellerin et Lisa Leblanc, Pierre Lapointe et plusieurs autres à trouver leur public et présenter leur talent. Les représentations se feront entre la salle du Monument-National, le Ministère et la Place des festivals.

 

Du 25 au 27 mai : Festival BD de Montréal

Dans un autre genre, un festival gratuit pour les amateurs de BD présentera au Parc Lafontaine plus de 150 bédéistes québécois et internationaux et rencontres avec des artistes des toutes les horizons autours de tables rondes. Malgré que la programmation soit encore à venir, une chose est sûre, vous ne serez pas déçus.

 

Du 8 au 17 juin : Les Francophonies de Montréal

Le tant attendu festival des Francophonies sera encore au poste pour la 30e édition et présentera des centaines de spectacles de hip-hop, de chanson, de rock, de pop, de folk ou d’électro et tous cela en français pour faire rayonner notre langue. Les trois quarts des spectacles sont gratuits, en plein cœur du centre-ville au quartier des spectacles, dans un espace fermé à la circulation automobile et facilement accessible en métro, avec tout ce qu’il faut sur place pour manger et prendre un verre.

Du 28 juin au 8 juillet : Festival international de Jazz de Montréal

Le plus grand festival de jazz de la planète depuis 39 ans, festival international de Jazz de Montréal présentera pour une dizaine de jours 600 concerts, 400 activités et animations, 3000 musiciens de 30 pays, 20 scènes et 10 prix le tout sur un site unique au monde, ouvert de midi à minuit et conçu pour répondre à tous les besoins des festivaliers, au beau milieu d’un centre-ville fermé à la circulation automobile.

Plusieurs autres seront présentés durant l’été, alors restez à l’affût des prochaines festivités qui s’annoncent.

Propriété publique

75 000. C’est le nombre de femmes victimes de viol chaque année en France. Et c’est sans compter les sifflements lancés innocemment dans la rue à la vue de jambes dénudées, des caresses non sollicitées dans les soirées floues, ou toute autre forme d’harcèlement sexuel.

En effet, le corps des femmes ne leur appartient pas depuis la nuit des temps. Elles sont devenues objets, propriétés; des marionnettes qu’on peut placarder sur des affiches pour vendre et qui devraient se plier aux désirs des hommes. Elles vivent souvent une sexualité volée, unidirectionnelle: une part d’elles, pour nécessairement finir entre les mains des hommes.

Avec l’affaire Weinstein, les accusations contre le président américain et le mouvement #metoo, la culture du viol a eue davantage de visibilité médiatique cette année que jamais auparavant. Alors que le vent commence à peine à tourner concernant ce qui est devenu un véritable fléau, le concept terrifiant reste toutefois étampé sur les lèvres de toutes celles qui se sont déjà promenées seules le soir.

D’ailleurs, pour ramener la statistique du haut davantage à notre échelle, il y aurait une femme sur quatre victime d’une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans au Québec, selon l’Institut national de santé publique du Québec. Cette culture toujours entretenue, aussi aberrante soit-elle, est l’une qui banalise les violences sexuelles pour ensuite en blâmer, non sans condescendance, ses principales victimes. C’est pourquoi à peine 10% des agressions sexuelles se voient rapportées.

Non seulement la statistique est ridiculement petite, mais, en plus, dans 9 cas sur 10, les rapports sont mal pris en charge. Selon un article du journal Le Monde à ce sujet, une jeune femme ayant porté plainte pour viol se serait fait nié la nature de l’agression parce qu’elle avait invité l’homme chez elle. Un autre cas rapporté est celui d’une femme ayant porté plainte pour violence conjugale et qui se serait fait répondre par le policier que ce n’était pas si grave et qu’elle devrait se garder d’en faire tout un plat puisqu’elle a des enfants.

Par conséquent, les femmes se taisent. Elles se voient emprisonnées dans une cage de silence que tout le monde semble satisfait d’ignorer. Et c’est bien certain, car le concept dérange. Dans cette société où le consentement est devenu optionnel, voire désuet, les femmes y ont appris cette sorte de mutisme, cette furtivité perturbante qui a besoin d’être changée. Vous trouverez d’ailleurs, au bas de la page, un lien vers un poème lu par quatre jeune femmes de l’université Rutgers au New Jersey, dans le cadre du College Union Poetry Slam Invitational de 2014. Il exprime bien la gravité de la situation.

Malheureusement, la sexualité brimée de la femme moderne ne s’arrête pas aux agressions sexuelles. Elle se dépeint de manière beaucoup plus futile, mais mille fois plus dangereuse car on ne la remarque parfois pas. Le livre de Lili Boisvert intitulé Le principe du cumshot explique et analyse longuement cette façon de réprimer la sexualité de la femme. En effet, le cumshot désigne le plan final dans les films pornographiques où l’on montre la jouissance exclusive de l’homme, qui entretient l’idée que l’orgasme est un plaisir réservé seulement aux hommes. La femme n’est destinée qu’à occuper un rôle passif, un rôle de proie ou de cible qui se retrouve au cœur de la culture du viol.

Une foule de stéréotypes est donc ainsi rattachée à ce (faux) état passif. Impossible pour une femme d’aimer le sexe, par exemple: elle est obsédée et vulgaire. Le concept est si universel, qu’il a même donné naissance à un nouveau terme: le slut-shaming, qui consiste à humilier toute femme présentant une sexualité trop ouverte. On ne réserve pourtant pas le même jugement à leur partenaire masculin. Cet asservissement est assez minutieusement entretenu pour passer inaperçu, et c’est là qu’est le danger.

Il a notamment donné vie au célèbre roman de Margaret Atwood La servante écarlate, qui relate l’histoire d’une société brisée où les femmes sont des objets au service des hommes, en particulier concernant leur sexualité. L’histoire de Defred, la personnage principale, a créée une si forte réaction chez les lecteurs des quatre coins du monde parce qu’elle est tristement vraisemblable. En effet, même si l’oeuvre est une fiction, l’auteure écrit dans sa postface qu’elle s’était promis de ne rien inclure que la société n’avait pas déjà inventé ailleurs ou à une autre époque. La dystopie brodée par l’auteure canadienne n’est donc peut-être pas si loin de la réalité, ou de ce qu’elle pourrait devenir.

Alors que les femmes se battent pour la révolution sexuelle depuis les années 60, il serait temps de leur redonner plein contrôle sur leur corps. Il serait temps d’inverser les accusations et de réellement considérer les femmes comme des victimes. Il est temps de se concentrer davantage sur la mentalité qui habite nos crânes et qui permet de tels actes plutôt que de focaliser sur les vêtements que la femme portait au moment de l’agression.

Au lieu d’apprendre aux femmes à s’habiller convenablement, on pourrait apprendre aux hommes que les leggings en cours de sport et les mini-jupes en été ne sont pas une promesse de désir. Au lieu d’apprendre aux femmes à utiliser de fausses excuses lorsqu’un homme se fait insistant, on pourrait leur apprendre que les tentations provoquées par la chair ne leur donne en aucun cas le droit de faire ce qu’ils leur chantent. On devrait apprendre aux hommes que leurs avances ne sont pas constamment les bienvenues et que non veut réellement dire non.

Comme Margaret Atwood l’a si bien dit dans son roman à succès, « tout ce qui est réduit au silence clamera pour être entendu ».

A rape poem to end all rape poems, https://www.youtube.com/watch?v=0Wu7Ax78hXo

Crédit photo: ALLRIOT design collective

Défilé Sports En Tête un événement à ne pas manquer ce printemps

Le 17 mai prochain se tiendra le Défilé Sport En Tête. Cet événement organisé par des finissants du Cégep André-Laurendeau, en coordination d’événements, pour rassembler et mettre en valeur la communauté de LaSalle.

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Ce défilé ouvert à tous, aura lieu au théâtre Paradoxe, à 18 h. Les billets sont disponibles en ligne au coût de 20 $ et gratuits pour les enfants de 12 ans et moins.

L’objectif de cette soirée est non seulement de vouloir mettre en valeurs la communauté, mais elle sert aussi à offrir aux étudiants un support dans leurs formations, qu’elle soit de forme active ou de loisir. Cet événement est une collecte de fonds où toute l’argent amassée ira directement à la Fondation du Cégep André-Laurendeau.

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Cette soirée qui inclut un cocktail sera animée par l’un des animateurs de CKVL.  La soirée contiendra une conférence Mylène Paquette et une prestation de danse. Des kiosques d’organismes sportifs et de loisirs seront aussi présent sur place.  Mesdames et messieurs, nous vous invitons lors de cette soirée à être prêts à bouger avec style!

Pour de plus amples information sur l’événement, je vous invite à aller aimer la page Facebook et la page Instagram « Défilé Sports En Tête » ainsi que de la partager en très grand nombre.

Ps : Restez à l’affut, les billets cartons pour l’événement seront mis en vente sous peu au Carrefour Angrignon et au Cégep André-Laurendeau.

Crédit photo : Boomerang Cégep André-Laurendeau, Théâtre Paradoxe, Radio CKVL

Howard Philip Lovecraft, pilier de la littérature cauchemardesque.

Imaginez-vous, juste un instant, vivre avec un esprit peuplé de tourmentes atroces qui dépassent l’entendement. D’être constamment prit par des pensés incontrôlables, habitées par d’abominables entités sans noms prenant d’assaut chacun de vos rêves, étant d’une hantise épouvantable. Imaginez avoir a remettre constamment en question le discernement de la réalité et de la fiction; de douter quotidiennement des principes que le reste du monde prennent normalement pour acquis. Sans oublier le fait de se sentir gruger par une profonde aversion envers les femmes; la science; les gens de couleurs ainsi que toutes formes d’humanisme, faute d’un égo surpuissant.

Et bien croyez-le ou non, un homme avec un tel mal de vivre existe, du moins, existait. Cet homme porte le nom de H.P Lovecraft. L’auteur d’origine américaine, notamment reconnu pour son oeuvre légendaire, Le mythe de Cthulu (et ses délires oniriques sur les aberrations du cosmos), marqua grandement l’époque du début dix neuvième siècle. En effet, on avait introduit dans la pensée collective des images qui jamais auparavant n’avait jusqu’ici étés mêmes considérés. Inutile de dire que la culture littéraire, très fidèle aux mœurs religieux de l’époque, fut grandement ébranlé par ce qui jadis était perçu comme un affront d’impie. Dès lors, en raison de l’intensité de ses personnages et de sa folie haineuse si bien décrite, on l’étiquette rapidement de grand malade.

 

Malgré qu’il portait peut-être en lui de nombreuses distorsions cognitives, il en était pas moins un écrivain de génie. Sa maîtrise de la plume cynique, aux descriptions crues et terrifiantes, frôlant presque le surréalisme, donnant un air presque maudit a la réalité  elle-même, est ce que beaucoup qualifièrent d’incomparable. De plus, si l’on se fit bien a la richesse d’informations, de faits scientifiques et de références dans ses lignes, il en devient clair qu’il était d’une culture immense, manifestée par un habile langage poétique. En fait, il n’y a pas grand chose qu’on ne peut pas dire de lui; Il était brillant, il était fou, il était visionnaire. Grandement inspiré par Edgar Allan Poe, son style unique a inspiré des centaines a en faire de même, mais aucun ne lui arriva a la cheville.

 

En ce qui concerne ses livres, ils sont principalement constitués de nouvelles plus abominables les unes que les autres, variant d’une trentaine a une centaine de pages, la plupart du temps pourvu d’un étrange retournement de situation. Ses personnages, souvent originaires de son propre ville de naissance, le Rhode Island, consistent d’individus en quêtes de réponses face aux situations embarrassantes dans lesquelles ils se retrouveront malgré eux, victimes d’un destin qu’ils choisissent rarement. Le tout orchestré dans des paragraphes élaborés, dont la structure complexe guide habilement nos yeux hypnotisés par la l’effroi de la grandeur significatives des termes méticuleusement choisis et justement accordées qui captent perpétuellement notre attention au cœur d’une atmosphère malsaine ou y pèse un climat de terreur.

 

Cet article est donc pour les passionnées de la lecture d’horreur. Pour ceux qui sont assoiffées de frayeurs nocturnes, je vous conseilles fortement, si vous ne le connaissez pas déjà, de tenter quelques chapitres de son énigmatique Dagon, ou bien du mystique recueil Par delà le mur du sommeil,  et de l’horrifiant roman Les montagnes hallucinées, qui vous nourriront à coups sur de terribles cauchemars. Et si par hasard, téméraires que vous êtes, doutez de ma parole, je vous incite alors a vous y lancer et le réaliser par vous-mêmes.

Le meilleur film de notre génération

Il n’y a pas de films que j’ai vu plus souvent que Inception. Pour moi, c’est l’un des meilleurs films jamais réalisés. C’est tout simplement grandiose comme film. C’est la combinaison, le mariage entre le spectacle du blockbuster américain et la complexité des films d’auteur qui le poussent à un autre niveau.

Normalement, un blockbuster, c’est du popcorn: bon, mais pas très nutritif. Tu vas jamais sortir du cinéma, après avoir vu le dernier Fast and Furious, et passer la nuit éveillé à penser à l’Univers et à la vie. Ce monde autour de moi, mon lit, mon divan, mon cellulaire, tout cela est-il vrai? J’ai vu Inception pour la sixième fois, hier soir, et je n’ai pas dormi.

Je ne pouvais que penser à la possibilité que la vie ne soit qu’un rêve, une illusion. Ce n’est pas le genre de nuit que l’on passe après un blockbuster, mais Inception n’est pas comme les autres blockbusters.

Inception est un film au concept brilliant, exécuté brillamment et tout de ce film, que ce soit les personnages, les enjeux, l’histoire, la réalisation… tout marche. Il n’y a pas une fois que je ne me suis pas surpris, bouche bée, devant le spectacle qui défilait devant mes yeux, même après six fois.

C’est un spectacle, Inception, du début à la fin. En son âme, c’est un film intellectuel, qui aborde des sujets complexes et abstraits, mais c’est aussi un blockbuster. Inception a un budget de blockbuster. On le voit quand on saute de Tokyo, à Mombasa, à Paris et quand Paris se replie sur elle-même, les hôtels pivotent et un train apparaît au centre-ville de L.A. C’est un spectacle du début à la fin et c’est ce qui le caractérise

Écoutez Inception. Même si vous l’avez déjà écouté, écoutez Inception. Si vous ne l’avez jamais vu, écoutez le, vous n’allez pas le regretter. C’est un film extraordinaire. Vraiment, il n’y a pas deux films comme Inception.