Archives de catégorie : Opinion

Laissez de côté l’émotion et prônez le bon sens!

Les parents qui se portent bénévole à titre d’entraineur ou de gérant d’une association de hockey mineur sont très nombreux au Québec. Certains se comportent bien et d’autres agissent de manière tout à fait inacceptable. Or, il doit avoir un bon sens dans l’approche du coaching établit par un parent: la responsabilité. 

Vous avez été nombreux à voir les images de l’entraineur novice qui pète sa coche contre un jeune joueur de son équipe qui est d’ailleurs son fils et vous aviez sûrement été nombreux à voir le documentaire Parents Inc réalisé par Mathias Brunet il y a quelques années. Vous avez pu constater que ça fait des années que les parents agissent sur le coup de l’émotion. Je veux bien comprendre que le hockey est un sport d’émotion, mais ce n’est pas une excuse.

Savez-vous quel est le pourcentage de joueurs provenant de la Ligue junior majeure du Québec qui accèdent à la Ligue nationale de hockey? Selon des chiffres provenant de la Ligue junior majeur du Québec datant de début d’octobre, 82 joueurs de la LNH sont issus de la LHJMQ, c’est très peu, alors pensez-vous vraiment que votre fils qui joue novice B jouera dans la grande ligue? Le hockey, c’est un jeu et surtout à ce niveau-là! Laissons les jeunes s’amuser!

Dans le sport, il y a de l’émotion, mais il y a une différence entre l’émotion et le bon sens. Pour ce faire, je crois que les parents bénévoles ou pas, devront se responsabiliser, surtout les entraineurs. Ils se doivent de laisser de côté l’émotion et ils doivent plutôt donner l’exemple. Les enfants suivent leurs ordres et suivent leur exemple. Chers entraineurs qui pètent leur coche comme un entraineur de la vieille école, vous n’avez pas raison d’agir ainsi! Vous vous devez d’agir de la bonne manière. Si vous n’êtes pas capables de contrôler vos émotions, vous ne pouvez pas être entraineur.

Chaque présence sur la patinoire est supposé d’être magique aux yeux de tous les enfants en uniforme. Ça arrive des mauvaises présences, même les joueurs de la Ligue nationale de hockey en vive. Arrêtez de croire que vous aviez raison! Vous n’avez pas plus raison en vous fâchant contre les arbitres! Ce sont également des jeunes. Vous gâchez leur plaisir. Vous n’êtes pas dans la Ligue nationale de hockey, vous n’allez pas gagner la coupe Stanley. Laissez les s’amuser, développer leurs propres capacités et ayez du plaisir avec eux. Soyez surtout responsables, gérez vos émotions et tout ira bien!

Crédit photo: Hockey mineur SPM

Quel premier mois rempli dans la LNH!

Le 3 octobre dernier marquait le début de la saison 2018-2019 de la Ligue Nationale de hockey. Plusieurs équipes ont été surprenantes, d’autres décevantes. Chose certaine, le nombre de buts marqués est élevé et le hockey n’a jamais été aussi spectaculaire. 

Les surprises

Depuis le début de la saison, plusieurs équipes ont été surprenantes et d’autres ont été nettement décevantes. L’équipe qui m’a le plus surpris jusqu’à maintenant est les Canucks de Vancouver. Avec le départ des frères Sedin et la faiblesse devant les filets, cette formation est tout de même au deuxième rang de la division Pacifique de la conférence de l’Ouest. Je m’attendais à pire. Je n’avais aucune idée dans quelle direction se dirigeait ce club, mais il est composé de plusieurs joueurs talentueux dont Elias Petterson. Il a un début de saison extraordinaire avec ses 15 points en 9 matchs. Il a choqué le monde du hockey. D’autant plus que les jeunes comme Brock Boeser et Bo Horvat sont en train de changer la donne concernant cette équipe.

Les Canadiens de Montréal sont également surprenants. Électrisants presqu’à tous les matchs, la troupe de Claude Julien est actuellement en mesure de changer les attentes à l’égard de l’équipe au début de la saison. Qui aurait cru que Jesperi Kotkaniemi et Max Domi auraient chacun six et 13 points en 13 matchs? Surtout que Domi n’avait que récolté neufs buts en 82 matchs l’année passée et qu’aujourd’hui, il a sept filets en 13 matchs. Xavier Ouellet et Mike Reilly jouent bien depuis le début de la saison et donnent raison à Marc Bergevin d’avoir été les chercher. Le directeur général a été chercher plusieurs joueurs au cours de l’été comme Tomas Tatar et Max Domi, dans des transactions pour Max Pacioretty et Alex Galchenyuk. L’acquisition de Joel Armia venant des Jets de Winnipeg donne également une autre dimension à l’attaque du Tricolore. Les attentes étaient basses chez les partisans et les experts, mais je pense qu’il est permis de penser positivement pour l’avenir du CH.

Deux autres équipes surprenantes dans la LNH sont les Islanders de New York et les Sabres de Buffalo. Ces deux formations trainaient dans les bas fonds de la LNH depuis un certain temps. Je m’attendais à ce que les Islanders aient une saison exécrable étant donné que leur meilleur joueur, John Tavares, est parti pour se joindre aux Maple Leafs de Toronto le 1e juillet dernier. Nouveaux, le directeur général Lou Lamoriello et l’entraineur-chef, Barry Trotz semblent savoir dans quelle direction leur équipe se dirigera. C’est la même chose pour les Sabres de Buffalo. Avec l’acquisition de Jeff Skinner ainsi que les recrues Rasmus Dahlin et Casey Mittelstadt, cette franchise semble se diriger vers un avenir positif.

Les déceptions

Parmi les déceptions en ce début de saison, figurent les Panthers de la Floride. Malgré l’absence de Roberto Luongo en début de saison, je m’attendais à mieux de l’équipe floridienne. Avec des jeunes comme Alexander Barkov, Jonathan Huberdeau et Aaron Ekblad qui continuent à progresser, j’aurais cru que cette franchise ferait peut-être les séries éliminatoires à pareille date, ce qui n’est pas le cas.

Les Blues de St. Louis sont eux aussi très décevants. Pourtant, cette équipe avait été chercher Tyler Bozak, Ryan O’reilly et David Perron au cours de l’été. Rien ne semble fonctionner pour cette équipe, plus particulièrement en raison du gardien de but Jake Allen. Celui-ci semble encore plus faible qu’au début de sa carrière dans la LNH. Il connait un début de saison difficile, ce qui n’aide pas son équipe.

Les Hurricanes de la Caroline et les Kings de Los Angeles également sont des équipes qui ne jouent pas à la hauteur des attentes en ce début de saison. D’abord, pour les Hurricanes, avec les jeunes qui poussent et des ajouts importants comme Michael Ferland, Dougie Hamilton et Calvin De Haan, je m’attendais à ce que cette équipe soit plus haut dans le classement général. Malgré tout, je pense que ce club saura progresser et pourra faire les séries éliminatoires. Quant à l’équipe californienne, je pensais qu’elle serait supérieure en ajoutant Il y a Kovalchuk à son effectif. En plus, l’entraineur-chef John Stevens a été remplacé par Willie Desjardins. Rien ne va plus pour cette équipe et je pense qu’elle semble ralentir. Avec certains joueurs vieillissants et des jeunes incapables de prendre la relève, le reste de la saison des Kings sera difficile. En fait, l’avenir de ces derniers est beaucoup plus sombre que rose.

Quelques chiffres….

Au total, 1260 buts ont été marqués en 418 matchs pour 31 équipes pour une moyenne de 3,01 buts marqués par équipe à chaque partie, donc 6,02 buts par match incluant les deux formations. Si la tendance se maintient, il devrait se marquer au total 7662 buts, soit une hausse de 110 buts par rapport à la saison 2017-2018. Cela est dû en raison plus particulièrement au changement d’équipement des gardiens de but. Les jambières ont été réduites de taille depuis l’année et la grosseur du plastron cette année. Ce changement semble déranger les gardiens de but et il sera intéressant de suivre l’évolution du nombre de buts marqués pour le reste de la saison.

Par ces chiffres, je pense qu’il est important de constater que la LNH n’a jamais eu une qualité de spectacle aussi supérieure à celle de cette année. En plus, le jeu est de plus en plus rapide, il y a moins de suspensions pour des coups vicieux. Reste à voir si cette tendance se maintiendra.

Crédits photo: CBC.ca

 

La LNH doit se regarder dans le miroir

Récemment, TSN a présenté un reportage choquant intitulé Finding Murph sur le triste sort de Joe Murphy. Si vous n’aviez pas vu ce reportage, c’est à regarder. Murphy a été repêché au premier rang au total en 1986 par les Red Wings de Detroit et a remporté la coupe Stanley en 1990 avec les Oilers d’Edmonton. 

Joe Murphy a eu une belle carrière dans la Ligue nationale de hockey avec 528 points en 779 matchs. Celui-ci a même affirmé dans le documentaire qu’il avait gagné entre 15 et 20 millions de dollars en carrière, il était bien muni. Or, il a subi une commotion cérébrale et les problèmes sont arrivés: l’alcool,  la dépression, etc. Aujourd’hui, il est itinérant à Kenora, en Ontario, il n’a aucun contact avec sa famille.

Depuis 2013, un nombre important d’anciens joueurs du circuit Bettman ayant subi une ou plusieurs commotions cérébrales poursuivent la LNH jugeant qu’elle n’a pas fait assez pour les protéger contre celles-ci, et depuis 2010, plusieurs anciens joueurs ont perdu la vie. Ce fut notamment le cas de Bob Probert (5 juillet 2010), Derek Boogard (13 mai 2011), Rick Ripien (15 août 2015), Wade Belak (31 août 2015) et Steve Montador (15 février 2015). Ces joueurs-là ont subi plusieurs commotions cérébrales, ont eu des dépressions, etc.  et les dirigeants de la Ligue nationale de hockey ne les ont pas aidés.

Tous ces faits nous mènent à réfléchir, voire à se remettre en question, et à se demander si la LNH en fait assez pour la sécurité de ses joueurs. Les joueurs de hockey ne sont pas juste des joueurs de hockey, ce sont des êtres humains, comme nous tous le sommes. Selon moi, les dirigeants de la Ligue nationale de hockey doivent penser au-delà de leurs revenus, ils doivent penser à la sécurité de leurs hommes. Une carrière dans la grande ligue dure en moyenne cinq ans, ce n’est pas beaucoup. Que se passe-t-il après ces cinq ans? Les joueurs vivent leur vie quotidienne avec leur conjointes et leurs enfants. Aucun être humain ne mérite un tel sort.

L’histoire de Joe Murphy est triste et c’est là qu’on réalise que l’argent et le luxe ne mènent pas toujours vers un beau chemin. La Ligue nationale de hockey et l’Association des joueurs se doivent de traiter leurs joueurs avec respect, peu importe qu’ils soient actuels ou anciens.

 

Crédit photo: Danslescoulisses.ca

L’Occident est-il hypocrite face à la crise en Syrie ?

Le 13 avril, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni bombardent la Syrie, sous le prétexte que Bachar el Assad a utilisé des armes chimiques sur sa population.

On m’a toujours dit que les enfants sont l’avenir de la nation. Pendant que les nôtres apprennent de nouvelles choses, jouent avec leurs pistolets en plastique ou derrière leur écran. Ceux en Syrie sont confrontés à de vraies bombes et aux attaques chimiques tout en regardant leur futur se dissiper.

À l’ère de la propagande, l’une des choses qui m’affecte le plus est le fait que les médias ne parlent que de ceux dont ils veulent parler, ou bien de ce que les puissants dirigeants de ce monde veulent montrer.

Le 13 avril dernier, le président des États-Unis, Donald Trump, ainsi que ses alliés, la France et le Royaume-Uni ont lancé une mission contre Bachar Al-Assad. Le cher président Trump a d’ailleurs publié plusieurs “ Tweets” pour se féliciter de son soi-disant honorable acte, qui était de bombarder la Syrie. Il a aussi prit le temps de remercier ses amis, les gouvernements français et du royaume uni, qui ont fait pareil.

Quelque jour avant cela, le 9 avril, une attaque a atteint la base aérienne de Tiyas, au centre de la Syrie tuant 14 personnes, dont 3 iraniens. Celle-ci est démentie par le président Donald Trump qui dit ne rien avoir à faire avec cela. Serait-ce alors Israël, qui voulait atteindre des membres du Hezbollah et des combattants iraniens ? La question reste sans réponse.

Il faut savoir que les allégations tenues contre Bachar El-Assad d’avoir utilisé des armes chimiques contre son peuple le 7 avril dernier n’ont pas été confirmées. Celui-ci ayant réussi à repousser les rebelles de la zone atteinte n’a donc rien à gagner si ce n’est que le bombardement de son propre pays (par les forces occidentales) et une accusation de crime contre l’humanité. Chose très peu probable. Du côté de la Russie, qui fait partie de la coalition avec la Syrie, Vladimir Poutine dit n’avoir détecté aucune trace d’armes chimiques. L’ONU mène alors une enquête dans ce sens.

On peut constater que dorénavant “ sauver le Moyen-Orient” est devenu le devoir de l’Occident. Toutefois, serait-ce là une histoire qui se répète ? Cela rappelle-il une autre tragédie? N’y avait-il pas un autre pays victime de fausses accusations? L’Irak, qui avait subi des bombardements de la part des É-U après avoir été accusé de détenir des armes de destruction massive, n’a donc pas servi d’exemple pour l’hypocrisie et les fausses accusations américaines. Les choses doivent être vues comme elles le sont: de fausses informations. Après tout si l’on suit le droit américain, nous devons être innocent jusqu’à preuve du contraire, mais apparemment cela ne s’applique que pour eux, et encore. Aussi, il y avait assez de pétrole en Irak pour rassasier la soif de pouvoir des États-Unis à l’époque.

À mon avis, le silence a trop duré. L’humanité se perd dans un jeu d’échec où la population n’est qu’un simple chevalier sacrifié pour sauver un roi aveugle. Rester éveillé, c’est bien la chose que je demande à chaque personne qui lit ceci. Il s’agit là d’un rappel que chacun de nous est un as qui peut battre le roi. Le monde est plus grand que notre propre nombril. La souffrance qui nous entoure nous rend insensible à notre propre responsabilité en tant qu’humain, ainsi que citoyen de cette terre. C’est maintenant ou jamais, que les choses doivent changer. Soyons les auteurs d’un meilleur avenir dont nous seront fier, et non d’un avenir où l’on devrait justifier notre insouciance.

Crédit photo : Radio-Canada

La femme et la société d’aujourd’hui

Samedi dernier, je revenais du cégep pour un projet personnel et deux hommes dans une auto sont venus me harceler lorsque j’attendais l’autobus. 

Ces deux pervers m’ont demandé si je voulais bien sucer le chauffeur. Ayant mes écouteurs dans mes oreilles, je n’ai pas pu entendre les deux premières fois qu’ils me l’ont demandé. La troisième, j’étais surprise et dégoûtée!

Pourquoi deux hommes dans la vingtaine me demanderaient quelque chose comme cela? Une femme n’est pas un jouet, elle ne sert pas à servir les hommes, loin de là!

Lorsqu’ils sont partis, j’étais encore très surprise et ils sont revenu deux minutes plus tard pour me reposer la même question, mais cette fois-ci pour l’autre homme à coté de lui.

Non, mais ce n’est pas parce qu’une femme porte des talons hauts et un skinny jean qu’elle doit obligatoirement être une pute!

Je leur ai encore une fois répondu « non » et je leur ai demandé si leur question était intelligente selon eux? Puis après se répondre par eux même. Comme si oui, j’allais accepter leurs offre, « Mais, bien sûr mes chers messieurs en faite moi dans la vie je rêve et je souhaite tous les soirs de me faire aborder en attendant l’autobus pour me faire demander des faveurs sexuelles. Toutes les femmes rêvent de faire ce métier là ! »

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Une femme ne devrait pas se faire aborder comme ceci dans la rue. Bien que ces deux individus n’avaient pas l’air si méchants que cela et qu’ils ont sûrement agit de manière à faire leurs intéressants, une attitude de ce genre est déplorable. Un homme, autant qu’une femme, mérite le respect.

Nous sommes en 2018, gang! Réveillez-vous! Une femme se doit d’avoir du respect! Gardez vos propos déplacés pour vous les hommes!

C’est rendu que plusieurs femmes n’osent plus sortir de chez elles, car justement, elles ont peur de ce genre de situation !

S’il vous plaît, hommes de ce monde, arrêtez d’utiliser la femme comme un objet. Plusieurs encore utilisent le sentiment des femmes pour profiter d’elles et puisqu’elles sont en amour inconditionnel, elle ne voient rien! Ceci est dégoûtant, répugnant et très peu honorable! Ces hommes se pensent les rois du monde avec leur pénis qui leur sert de cerveau, mais en fait ils ne sont rien! Que de simples hommes du Néandertal en manque de sexe!

Même si je sais que les droit des femmes augmentent de jour en jour, il nous reste encore à ce jour, beaucoup de chemin à parcourir. Je pense que nous avons le droit de nous poser la question suivante, à savoir, mais où va notre société aujourd’hui et est-elle en train de descendre où de monté en grade?

Crédit photo : Hochu.ca et Shutterstock

Le meilleur film de notre génération

Il n’y a pas de films que j’ai vu plus souvent que Inception. Pour moi, c’est l’un des meilleurs films jamais réalisés. C’est tout simplement grandiose comme film. C’est la combinaison, le mariage entre le spectacle du blockbuster américain et la complexité des films d’auteur qui le poussent à un autre niveau.

Normalement, un blockbuster, c’est du popcorn: bon, mais pas très nutritif. Tu vas jamais sortir du cinéma, après avoir vu le dernier Fast and Furious, et passer la nuit éveillé à penser à l’Univers et à la vie. Ce monde autour de moi, mon lit, mon divan, mon cellulaire, tout cela est-il vrai? J’ai vu Inception pour la sixième fois, hier soir, et je n’ai pas dormi.

Je ne pouvais que penser à la possibilité que la vie ne soit qu’un rêve, une illusion. Ce n’est pas le genre de nuit que l’on passe après un blockbuster, mais Inception n’est pas comme les autres blockbusters.

Inception est un film au concept brilliant, exécuté brillamment et tout de ce film, que ce soit les personnages, les enjeux, l’histoire, la réalisation… tout marche. Il n’y a pas une fois que je ne me suis pas surpris, bouche bée, devant le spectacle qui défilait devant mes yeux, même après six fois.

C’est un spectacle, Inception, du début à la fin. En son âme, c’est un film intellectuel, qui aborde des sujets complexes et abstraits, mais c’est aussi un blockbuster. Inception a un budget de blockbuster. On le voit quand on saute de Tokyo, à Mombasa, à Paris et quand Paris se replie sur elle-même, les hôtels pivotent et un train apparaît au centre-ville de L.A. C’est un spectacle du début à la fin et c’est ce qui le caractérise

Écoutez Inception. Même si vous l’avez déjà écouté, écoutez Inception. Si vous ne l’avez jamais vu, écoutez le, vous n’allez pas le regretter. C’est un film extraordinaire. Vraiment, il n’y a pas deux films comme Inception.

Vivre essoufflé

On vit vite. Ce qui, en soi, n’est pas toujours une mauvaise chose. Pourtant, comme souvent lorsqu’on dépasse la ligne de démesure, la vitesse semble davantage un ordre toléré qu’un mode de vie réellement choisi. C’est ce que Stéphane Laporte, un chroniqueur de La Presse, décrit comme étant « la dictature de l’instantanéité ».

Notre société a radicalement augmenté la cadence. Non seulement nos rythmes de vie se voient entraînés dans un marathon, mais les changements sociaux, la transmission de l’information et les innovations techniques aussi. En effet, selon la loi Moore, tous nos appareils évolueraient chaque 18 mois. Alors que nous vivons dans l’une des ères les plus stimulantes de l’histoire, une des plus curieuse contradiction se profile. Tandis que les progrès technologiques nous permettent d’effectuer les mêmes actions que nos ancêtres dans un délai plus court, nous nous retrouvons constamment débordés et en manque de temps. Comme l’écrit Déborah Corrèges dans un article issu d’un numéro du magazine Sciences Humaines, il serait probablement venu le temps de se pencher sur ce paradoxe, « non pas le temps d’un instant fugitif, mais (…) pendant une durée suffisamment déployée ».

Cet impératif et la gourmandise de l’homme de toucher à tout sont ancrés en nous depuis plusieurs dizaines d’années. Le phénomène date en fait du 19e siècle, où il se concrétise au cours de la révolution industrielle. Ce temps où les penseurs ne connaissaient aucune limite se caractérise par une multitude d’inventions qui nous servent encore aujourd’hui, telle l’automobile, et qui alimente notre vie à cent mille à l’heure. Pendant longtemps, cette façon de vivre était valorisée et synonyme de modernité. Avec l’arrivée d’Internet, le concept d’instantanéité a pris tout son sens. Le texto ne sait pas attendre, et l’actualité internationale n’est plus qu’à un simple clic. Par ailleurs, notre système capitaliste prône lui aussi une certaine vitesse. Son moteur principal étant l’argent, le capitalisme somme les ouvriers d’aller plus vite, de se dépêcher, d’augmenter la productivité. Et avec des années de pratique , les humains sont devenus bons à vivre à toute allure: on organise plannings, calendriers, échéanciers, délais, etc. pour augmenter la rentabilité. On pratique le multitasking, on tente d’optimiser le présent. On trouve des moyens pour courir à la même vitesse que le temps.

Cette accélération accrue provoque chez les humains un certain sentiment d’urgence qui n’habitait pas leur tête avant. À titre de preuve, selon les statistiques de santé et de bien-être du gouvernement du Québec, 11% de la population souffre de troubles anxieux. Ce trouble mental prend davantage d’expansion au fil des années, alors qu’il n’avait même pas sa place il y a 20 ans. Tout le monde vit un stress à grande échelle et c’est normal de se sentir dépassé: on vit à la vitesse de la lumière. De plus, la rapidité enracinée dans nos routines nous a rendu impatients. On se plaint du métro en retard, de notre ordinateur qui fait des siennes et prend du temps à ouvrir une page. Selon un sondage conduit par Compuware, seulement 20% des gens se disent prêts à attendre quatre secondes ou plus pour voir une application se lancer. Quatre secondes! Ce qui est d’autant plus intéressant est que le sondage a été réalisé auprès d’utilisateurs provenant des quatre coins du monde: Italie, Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France, Japon, Inde, etc. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas que nous qui doit apprendre à ralentir: la course est universelle.

Le concept se transpose également dans nos relations humaines. Les amitiés et les amours fluctuent de plus en plus rapidement: on s’aime, on se laisse, on reste amis, on se querelle, on recommence. Selon les études de l’INSEE, près d’un mariage sur deux se termine par un divorce en France, au bout de seulement quatre ans. Le milieu du travail n’y échappe pas non plus: en effet, l’emploi à vie est en voie d’extinction. De plus en plus, les travailleurs pratiquent plusieurs métiers au cours de leur vie. Cette polyvalence amène avec elle un changement perpétuel des liens sociaux. Comme mentionnée plus haut, ces changements ne sont pas nécessairement une mauvaise chose, mais témoignent bel et bien de notre société qui vit pressée.

Mais cette précipitation constante, cette vie hors d’haleine, ça sert à quoi au final? À vivre davantage? À force de courir, on vit plus de choses, certes, mais les vit-on totalement? Michael Moore, un réalisateur américain, nous explique dans son documentaire L’invasion américaine qu’en Italie, les pauses réservées au dîner durent deux heures, permettant ainsi aux travailleurs de rentrer chez eux tous les jours pour manger avec leur famille. Bien sûr, la journée de travail se termine plus tard, mais leur pause est occupée à quelque chose de beaucoup plus précieux qu’un lunch de trente minutes dans la salle des employés. De plus, les italiens profitent de huit semaines de congé par année, ce qui réduit considérablement leur niveau de stress, lequel a un impact direct sur leur santé. Effectivement, ils vivent en moyenne quatre ans de plus que les américains. Alors, qui a-t-il de si mal à ralentir? Certaines choses ne peuvent être précipitées: le temps restera toujours le meilleur docteur pour les blessures de l’âme. Pour citer une chanson de l’auteur-compositeur-interprète québécois Alexandre Poulin: « à courir comme des fous, on oublie d’être heureux / la vie passe devant nous et soudain on est vieux ». Ce serait bien d’arrêter de vivre avec le souffle court.

Crédit photo: Les temps modernes (Charlie Chaplin, 1936)

Le Spectacle de danse du Cégep André-Laurendeau et leurs invités

Le 31 mars dernier se déroulait le spectacle de danse du Cégep André-Laurendeau. Plusieurs troupes de différentes écoles étaient présentes pour mettre le feu aux planches du théâtre Desjardins.  

Le spectacle de danse présente les chorégraphies des troupes de danse du Cégep André-Laurendeau. Pour se faire, plusieurs invités de troupe de danse et d’autres écoles sont venues pour souligner cette passion commune.

Les troupes invitées, notamment Panache, l’école Julie Lemieux, le collège Saint-Louis, Bill angels, Yeboo dance production, Pro dance, et plusieurs autres sont venues pour montrer leur talent et faire bouger les gens.

Le spectacle a commencé avec une jeune élève d’André-Laurendeau qui dénonçait la cruauté animale avec une danse contemporaine. Puis, le studio Panache est arrivé avec une interprétation hip-hop assez mouvementée. Des danses africaines et plusieurs autres on fait danser le public déjà conquis dans la salle.

L’ambiance était festive et les spectateurs embarquaient dans la musique avec les danseurs. Les troupes étaient incroyables et nous pouvions voir que le Cégep d’André-Laurendeau était à l’honneur avec plusieurs numéros toujours plus grands les un que les autres. On peut penser aux troupes contemporaines qui ont livré une très belle performance avec la chanson Dream On.

Ensuite venaient les danses hip-hop comme AL Vibes et AL Stars qui ont donné au spectateur une véritable immersion. D’ailleurs, le hip-hop était définitivement mis en valeur durant cette soirée.

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Par contre, mon coup de cœur de la soirée était définitivement de voir le studio Panache faire leur chorégraphie. En effet, que ce soit la musique ou les expressions dans le visage des danseurs, tout était entraînant. La troupe  était toujours emballée lorsqu’elle entrait sur scène et invitait les spectateurs à les encourager.

Les danseurs de cette troupe étaient toujours synchronisés et très expressifs. Les chorégraphies que j’ai préférées de Panache étaient celles de la troupe Alpha et de Hunters. Les troupes étaient toujours enjouées et prêtes à danser. Les gens voulaient toujours en voir plus et étaient toujours excités.

La troupe d’Élite du Cégep André Laurendeau fermait le spectacle avec autant d’intensité que les troupes précédentes.

Crédit photo : Cégep André-Laurendeau et Studio Panache

Les carrés jaunes ne font pas l’affaire de tous

La semaine dernière, le Québec a vu apparaître de nouveaux carrés : les carrés jaunes. Crée par l’adolescente de 15 ans Céleste Udhe, ce mouvement vise à égaliser le code vestimentaire entre les filles et les garçons. La jeune étudiante affirme qu’alors que les garçons peuvent porter des jeans troués, les filles elles, se voient expulsées si une telle situation se produit.

Le code vestimentaire est un sujet qui fait jaser depuis plusieurs années, et cette fois-ci, on sent que les adolescentes en ont assez.

Code vestimentaire

Voici quelques règles qui reviennent dans la plupart des écoles secondaires.

  • Les couvre‐chefs sont interdits : pas de chapeau, de tuque, etc.
  • Le dos et l’abdomen doivent être couverts: pas de camisole avec bretelles « spaghettis » ou de chandail « bedaine », etc.
  • Le legging doit être porté avec un vêtement qui le recouvre au moins jusqu’à la main tendue vers le bas (chandail long, tunique, jupe, short, etc.).
  • On ne doit pas voir les sous‐vêtement. 
  • Pas de vêtements trop courts : longueur des shorts ou jupes doit dépasser la main tendue vers le bas.

Source: http://joseph-francois-perrault.csdm.ca/files/Code-de-vie-2017-2018-Site-Internet.pdf

Les carrés jaunes ridiculisés par des animateurs de radio

Le mouvement des carrés jaunes ayant pris beaucoup d’ampleur, l’ancienne vice-première-ministre Nathalie Normandeau ainsi que Martin Erwell ancien journaliste judiciaire ont décidé de parler de ce sujet dans le segment éditorial de l’émission 100% Normandeau.

Les propos émis par ces deux adultes influents sont totalement exubérants. Nathalie Normandeau débute son éditorial en dénigrant Célestine . L’animatrice met en contexte le mouvement et tente d’expliquer les motivations des jeunes filles avec ma foi, beaucoup de difficulté. Madame Normandeau raconte que les filles souhaiteraient avoir beaucoup plus de liberté lorsque vient le temps de s’habiller.

Déjà que le début du segment nous laisse perplexe, Martin Everell continue la lancée de Nathalie Normandeau en rabaissant la jeune Célestine. « Elle veut porter des petites culottes courtes, une camisole pis pas de brassière » et sous-entend qu’une fille qui ne porte pas de brassière « c’est une « guidoune » ».

Je vous épargne les détails de l’éditorial et je vous le laisserai plus bas, mais laissez -moi vous dire que la suite est tout aussi désolante. L’ancien journaliste va même jusqu’à dire que cette initiative serait peut-être à l’origine d’un manque d’attention.

Non seulement les deux animateurs ont passé plus de 10 minutes à dénigrer une jeune femme qui cherche seulement à égaliser le code vestimentaire de son école, ils n’ont même pas compris l’essentiel du message et ont même cherché à dénaturer ses paroles.

Nous sommes en 2018 et voir des adultes aussi fermés d’esprit me désole à un plus haut point. On passe notre temps à se faire dire que c’est important d’affirmer qui nous sommes. On passe notre temps à se faire dire d’arrêter de craindre la société. Voilà qu’une adolescente qui veut simplement qu’on arrête de percevoir les femmes comme des objets sexuels se fait dénigrer par ces deux adultes. C’est à cause d’adultes comme eux, qu’encore aujourd’hui, le corps de la femme est hypersexualisé.

L’adolescente, face à cette critique, a fait belle preuve de maturité. « Je n’ai pas écouté ces entrevues, parce que ça ne m’intéresse pas ! […] en les écoutant, ça me donnerait l’impression de leur donner trop d’importance » m’a confié Célestine Udhe qui est à l’origine de ce mouvement.

Source: Radio Boulevard 102.1