Rire pour rassembler

Le 9 mars dernier se déroulait le spectacle d’humour « Rire pour bâtir » animé par Étienne Dano accompagné de Melanie Ghanimé (qui remplaçait Maude Landry ne pouvant pas être présente) , Matthieu Pepper, Korine Côté et Alexandre Barette au théâtre Desjardins. Ce spectacle permet à la Corporation Espoir de récolter des dons pour qu’elle puisse continuer à offrir ses services à la population.

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La corporation espoir. Crédit photo: Site officiel de la corporation

Mais qu’est-ce que la Corporation Espoir? La Corporation Espoir offre de nombreux programmes aux parents étant en charge d’un enfant ayant une déficience mentale. Ces programmes permettent aux familles d’avoir du soutient , une période de répit pour ces familles qui doivent prendre tout leur temps pour s’occuper de leur enfant sans nécessairement s’occuper d’eux-mêmes, de sensibiliser la population aux problèmes que peuvent affronter les personnes vivant avec une déficience mentale ainsi que leur entourage et de développer l’autonomie de celles-ci.

Les humoristes présentaient une quinzaine de minutes chacun de leur contenu. Melanie aborda le sujet du « bitchage » omniprésent dans notre société actuelle. Matthieu Pepper a enchaîné sur son adaptation dans son nouveau quartier suite à son déménagement. Ensuite, Korine a inventé un nouveau mouvement qui consiste à placer ses testicules sur le genou de quelqu’un en voulant se tasser pour laisser passer quelqu’un tout en  attendant en fil pour aller au toilette dans un avion. Ce mouvement a été baptisé « korinner ». Finalement, Alexandre était tanné de ne pas de faire reconnaître sauf dans des circonstances plutôt cocasses, voire se faire confondre avec quelqu’un d’autre.

Tout cela a été dit sans modification, sans retenue, car ce n’est pas nécéssaire. C’est le message que cet événement délivre. Ces gens consomment le même humour, les mêmes choses que le reste de la population et ces humoristes sont venus nous le démontrer dans une soirée à leur honneur.

Légalisation du cannabis ou comment niaiser les Québecois

Le gouvernement fédéral vend aux Québécois et aux Canadiens une légalisation idyllique, sans anicroches, depuis le début de son mandat, mais à moins de 6 mois de la date annoncée, très peu des promesses faites sont respectées.

Les contraintes imposées aux Québécois sont particulièrement contraignantes  par rapport au reste du Canada, et la majorité d’entre elles découlent de l’appétit vorace du gouvernement Couillard.

Un point de vente de cannabis. Crédit photo : Marijuana Business Accounting

Production et vente

La mesure législative C-45, une loi fédérale, donne le droit à tout propriétaire de faire pousser au maximum 4 plants. Cela permet aux consommateurs d’être auto-suffisant et aiderait, selon plusieurs experts du milieu, à diminuer le marché noir en augmentant la production légale.

Malheureusement pour ceux arborant la fleur de lys sur leur drapeau, l’article 7 de cette mesure, concernant la culture à domicile, n’entrera pas en vigueur ici et ce pour des raisons quelques peu contradictoire. La ministre de la santé publique et des saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, a déclaré en conférence de presse que cette interdiction a pour but d’endiguer la culture illégale.

Logiquement, plus de plants de pot équivaut à plus de pot, mais logiquement, plus de plants de pot légal équivaut à moins de plants de pot illégal. Quelqu’un qui veut se faire de l’argent dans le milieu du cannabis n’attendra pas la légalisation avant de participer à des activités illégales… il est probablement déjà impliqué dans ce milieu.

Ce ban de production touche tout les futurs consommateurs, qui se retrouveront obligés d’aller à la Société du cannabis du Québec pour se fournir en cannabis.

Le gouvernement du Québec tient donc tête à une mesure législative fédérale, dans le but de créer un monopole. Les chiffres sont vagues et diffèrent, mais c’est plus de 100 millions$ qui vont alors être encaissés annuellement par la province de Québec, sur le dos des contribuables.

Permis de production

Bien sûr, si une plante est légalisée, sa production en est de même. Étant donné que la culture à domicile sera interdite par le gouvernement québécois, l’approvisionnement de la province en or vert sera dépendante des différentes compagnies ayant un permis.

Ce qui aurait pu devenir un marché florissant et local, en incitant des petites compagnies à se développer, se transforme en terrain de jeu pour les grands du milieu agricole.

Les permis de production sont très difficile à obtenir et prennent de nombreuses années à avoir. De nombreux règlements encadrent la demande du permis et limitent la grande majorité de la population à ouvrir une entreprise dans ce milieu.

Pour obtenir un permis, les producteurs doivent :

-S’assurer d’une surveillance caméra 24/24h de l’ensemble de leurs plants.

Une « cocotte » de marijuana. Crédit photo : Heater

-Installer une clôture entourant en entier le lieu de production.

-Avoir du personnel de sécurité s’assurant en tout temps qu’aucun évènement ne se produise.

-Obligatoirement cultiver le cannabis en serre.

Ces nombreuses contraintes empêchent financièrement les simples citoyens de se lancer dans ce milieu. Le marché appartient donc en TOTALITÉ aux producteurs ayant déjà des installations de culture intérieure ou disposant d’un porte-monnaie assez profond pour y piocher les centaines de milliers de dollars nécessaires.

Alors non seulement le consommateur ne peut faire pousser son propre cannabis, il lui est très difficile de devenir un producteur homologué et même s’il le devient, il lui sera impossible de commercialiser lui-même son produit.

Les prix du marché

Ce qui reste le plus vague du projet de loi C-45 sont les prix qui seront en vigueur. Selon Statistiques Canada, les Québécois paient en moyenne 5,89$ le gramme, ce qui revient environ à 3,5 grammes pour 20$.

Si cette statistique reflète la réalité, il reste à voir ce que le gouvernement décidera d’en faire. Trois options sont possibles, soit le gouvernement:

Vendra le produit plus cher : Cela entraînerait le marché noir à croître, ayant un bassin de                            consommateur plus grand suite à la légalisation et offrant de meilleurs prix.

Égalisera les prix : Probablement l’option la sécuritaire pour Québec. Des prix concurrents                            offriraient alors aux consommateurs actuels une option viable pour se procurer du cannabis,                     faisant perdre du même coup une clientèle importante au marché noir.

Baissera les prix : Certes les dealers se verront forcer de baisser leurs prix ou d’arrêter,                              mais une baisse des prix encouragerait aussi la consommation du produit, ce qui aurait plus                        d’effets néfastes que bénéfiques.

En tenant coup du bas coup de production du cannabis, il est probable que même si Québec baisse les prix, le marché noir accote la baisse. Une situation étrange apparaîtrait alors dans laquelle le gouvernement et les organisations criminelles se verront forcer de, tour à tour, diminuer leurs prix.

Le marché noir

Bien que le gouvernement québécois cherche à se faire du profit dans cette histoire, un souhait d’enrayer le marché noir du cannabis est aussi présent.

Outres les points déjà abordés, ces fameux règlement interdisant la production à domicile vient encourager les organisations criminelles dans leurs activités.

Crédit photo : Nick Centore

Jean, nom fictif d’un consommateur de cannabis québécois moyen, habite en campagne et achète son stock de manière illégale depuis plusieurs années. Il obtient des bons prix de son dealer, mais l’idée de faire pousser son cannabis à domicile lui plaît bien.

En entendant que la marijuana sera légalisé, Jean pense pouvoir finalement faire pousser sa propre consommation et cesser d’acheter illégalement. Or, il apprend qu’il ne pourra pas et qu’il devra se rendre dans un des 20 points de vente au Québec. Pensez-vous, de manière réaliste, que Jean ira se procurer son cannabis légalement, dans une boutique à des kilomètres de chez lui, quant il peut se le faire livrer à domicile à des prix concurrents.

Alors bien que Québec souhaite livrer du pot directement chez l’acheteur, ce dernier devra quand même payer les taxes en vigueur sur le produit. Ce simple détail peut encourager de nombreuses personnes à continuer de se le procurer sur le marché noir.

Si ce que le gouvernement provincial propose est ce qui se fera, c’est un monopole du marché qui aura lieu. Le citoyen n’aura aucune place dans la légalisation, autre que celle d’un revenu supplémentaire pour la province.

De plus, le cadre légal dans lequel la légalisation aura lieu encourage indirectement le marché noir.

Alors pour citer les Cowboys Fringants: «Si c’est ça le Québec moderne, ben moi j’met mon drapeau en berne et j’emm…»

Table-ronde des réalisateurs en nomination au PCCQ

Les 5 réalisateurs en nomination au Prix collégial du cinéma québécois (PCCQ) ont fait honneur de leur présence à une table ronde à la Cinémathèque québécoise, à Montréal, le 23 février dernier.

Robin Aubert, Carlo Guillermo Proto, Sophie Goyette, Martin Laroche et Robert Morin (remplacé par Christian Bégin, acteur dans son film, car il n’a pas pu se présenter à l’événement) sont venus s’exprimer sur leurs œuvres lors de la 7e édition du PCCQ. Ils ont pris le temps d’expliquer plusieurs notions en lien avec leurs longs métrages, dont leurs sources d’inspiration, la signification de certains éléments essentiels du film ou, tout simplement, la relation qu’ils entretiennent avec les acteurs de leurs longs métrages.

Ils ont tous souligné l’importance d’un public actif et présent. « Pour que le cinéma existe, il doit aussi exister dans la salle », dit Christian Bégin.

Cet événement a non seulement permis au public d’éclaircir leurs idées face aux longs métrages, mais il a aussi permis aux réalisateurs de transmettre leur passion pour leur métier. « On fait un film, on trip, on fait ça tous ensemble », déclare l’acteur Martin Laroche.

En terminant ce 5 à 7 par une période de questions, il a été possible de comprendre que les étudiants se sont grandement intéressés à ce projet. Les questions étaient toutes en lien direct avec des éléments très précis des 5 films et la plupart étaient d’ordre technique.

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Qu’est-ce que le PCCQ?

Le PCCQ est un prix offert à un réalisateur québécois en raison de son long métrage qui a su se démarquer des 4 autres films en nomination. Les 5 long métrages ont été sélectionnés parmi une multitude de films présentés à un comité d’experts amoureux du cinéma.  C’est l’occasion idéale pour les étudiants qui participent aux délibérations de développer leur esprit critique, tout en approfondissant leur passion pour le 7ème art.

Déroulement des délibérations

Le déroulement du PCCQ est divisé en 3 catégories. Tout d’abord, en janvier dernier, ces « 5 films qui font jaser » ont été sélectionnés pour être en nomination. Ensuite, jusqu’en mars, les 53 cégeps participants ont fait la projection des films, permettant ainsi aux étudiants de choisir lequel ils préféraient, selon leurs propres critères. Suite aux délibérations, chaque cégep doit élire un représentant qui ira défendre la décision prise par les étudiants de leur école lors des délibérations finales. Finalement, c’est le 23 et 24 mars prochain qu’auront lieu ces délibérations entre tous les cégeps participants pour déterminer le vainqueur du PCCQ.  Le dévoilement du lauréat se fera le 24 mars.

Malgré le fait qu’il s’agisse d’un projet qui s’adresse davantage aux étudiants qui ont une certaine passion pour le cinéma, rien n’empêche ceux pour qui le grand écran est un mystère de participer au visionnement des longs métrages, ainsi qu’aux délibérations. Il s’agit en fait d’une belle expérience qui pourrait faire éveiller, chez quelques personnes, une nouvelle passion qui n’a simplement pas été exploitée à sa juste valeur.

La 8e édition de l’événement pourrait être l’occasion parfaite pour en faire l’expérimentation.

Les footballeuses du Boomerang s’accrochent

Dimanche dernier, le 11 mars, le Boomerang du Cégep André-Laurendeau, au soccer féminin niveau collégial division 2, a joué son avant-dernier tournoi de la saison au Complexe sportif Marie-Victorin. L’équipe a remporté ses deux parties; 4-2 face au Cégep de Rosemont et 2-1 contre le Cégep de St-Jérome. Ce sont deux victoires importantes, alors que l’équipe LaSalloise lutte pour une place en séries éliminatoires.

Le premier match fut compliqué pour le Boomerang. « On a eu un lent départ au premier match. On a raté plusieurs chances de marquer, mais on a appliqué des changements et on a trouvé le moyen de gagner la partie», a mentionné la défenseur Jade Gaudreault. Par ailleurs, l’équipe du Cégep André-Laurendeau a débloqué en deuxième demie. Les joueuses ont appliqué un jeu plus offensif et ont remporté leur premier duel.

 

Crédit photo: James Hajjar
La défenseur du Boomerang, Jade Gaudreault.

Quant à la deuxième rencontre, ce fut le contraire de la première. « On a complètement changé notre système de jeu, on a joué plus offensif, alors qu’elles [les joueuses de St-Jérome] s’attendaient à un jeu plus défensif. L’autre équipe était confuse », dit la numéro 5 du Boomerang. Cet affrontement a été animé avec du jeu très physique.

Depuis le début de la saison, les deux équipes ont une forte rivalité. Il faut savoir qu’au soccer féminin collégial, il y a la saison d’automne durant laquelle les rencontres se jouent à l’extérieur et vice-versa pour la saison hivernale. « Lors de la saison à l’extérieur, on a joué une série aller-retour contre elles [les joueuses de St-Jérome]. Quand on a été à St-Jérome, le match s’est terminé avec un résultat nul et une prise de bec. Puis quand on a joué à domicile, on a gagné le match. Depuis ce temps-là, la frustration est toujours présente à chaque fois qu’on s’affronte», compléta la défenseur du Boomerang.

L’équipe de soccer féminin du Cégep André-Laurendeau continue toujours à s’accrocher pour une place en séries éliminatoires. La  prochaine série de deux matchs de la saison régulière aura lieu le dimanche 25 mars, au Complexe Marie-Victorin, alors que le Boomerang affrontera le Collège Jean-de-Brébeuf et le Cégep Gérald-Godin.

 

Vos nouvelles fraîchement pressées