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Belle présence d’étudiants à Longue vue sur le court

IMG_1679Du 30 mai au 3 juin dernier, avait le festival de cinéma Longue vue sur le court, un partenaire du département de communication du Cégep André-Laurendeau. Ainsi, plusieurs courts-métrages réalisés par des étudiants en communication du Cégep André-Laurendeau étaient projetés à la maison de la culture Marie-Uguay, vendredi soir dernier et samedi dernier en début d’après-midi. 

Nous

Vendredi soir dernier, le film Nous réalisé par Maxime Archambault, Rose Drouin-Ouellette, Benjamin Peterson et Thomas Boeckstaens, était présenté à la maison de la culture Marie-Uguay. Dans le cadre de leur projet d’intégration, ces derniers ont pu faire un stage à Bordeaux pendant six semaines pour ainsi filmer leur oeuvre. « Ce fut une expérience inoubliable et enrichissante», mentionne Benjamin Peterson. Celui-ci et Maxime Archambault expliquent qu’ils ont fait du repérage à partir de Montréal pour par la suite, continuer leur projet en France.

Ce court-métrage est basé sur des témoignages exprimés sous l’anonymat avec des scènes métaphoriques représentant le harcèlement sexuel. Trouver des témoignages fut le plus gros défi dans le cadre du processus de création de leur film. Les réalisateurs ont demandé à des gens qu’ils connaissaient et qui avaient déjà été victimes de harcèlement de témoigner pour leur projet.

Leur film aborde le sujet de la femme et le mouvement #MeToo. « Ce sujet revenait souvent lors de nos tempêtes d’idées. Puis, il fallait qu’on trouve un angle et ce n’était pas longtemps après le mouvement #MeToo, le #Moiaussi. C’est un sujet qui nous touche beaucoup», explique Maxime Archambault. Le but de l’oeuvre était de donner une voix aux femmes et aux victimes de harcèlement sexuel, pour permettre aux gens de pouvoir s’exprimer et raconter leur histoire.

Et Maintenant? 

 Et maintenant est un court-métrage réalisé par Valérie Duchaine Perras, Ariane Boyer, Bryanna Frankel, Charlotte Bourbonnais-Lussier et Megan Morin-Gendron. Le film aborde le féminisme sous trois générations différentes qui élaborent sur des thèmes variés, comme l’éducation par exemple. « Après le mouvement #MeToo et toutes les déclarations, la nouvelle vague du féminisme nous a donné l’envie de faire un film hors de l’ordinaire», explique Valérie Duchaine Perras. Les réalisatrices ont voulu mettre l’accent sur expliquer ce qu’est le féminisme, éliminer la stigmatisation au tour de ce terme et juste valoriser le fait que ça prône l’égalité entre les hommes et les femmes.

«Ce n’est pas un documentaire classique, nous avons pris des risques. Nous avons voulu faire les choses à notre manière. Nous avons donc fait beaucoup de recherches et de questionnements. Nous n’avons pas voulu nous baser sur le cliché, mais plutôt faire réaliser aux gens que ce n’est pas le féminisme auquel ils s’attendaient», raconte Megan Morin-Gendron. Celle-ci dit que ses collègues et elle ont interrogé des gens dans leur entourage et que lorsque les hommes veulent l’égalité entre les deux sexes, ils sont féministes, mais que ça semble être un trop gros mot pour eux. «Le but du film était de changer la perception des gens par rapport à ce mot-là», explique Valérie Duchaine Perras.

Une protagoniste dans le documentaire est Florence, une étudiante qui milite pour le féministe et elle est surtout présente en réagissant par rapport aux propos du jeune garçon et de la grand-mère. Elle mène également le documentaire par un monologue sur le féminisme. «On voit souvent ça sur le web des gens qui réagissent par rapport à une autre vidéo. Je pense que ça fait tellement une belle réfutation entre les personnages. C’est un dialogue entre les deux personnages», ajoute Ariane Boyer. Valérie Duchaine Perras conclue en mentionnant que le titre porte le nom d’un mouvement et que c’est ça que le société doit encourager dans l’avenir.

Pretty good for a woman

Ce documentaire réalisé par Nicolas Dion, Jérémie Dussault, Catherine Lagacé et Thu Hang Bui aborde le sujet des femmes DJ. Selon des statistiques mentionnées dans le film, seulement 10% des DJ invités dans les festivals de musique électroniques sont des femmes, ce qui représente une minorité. Leur envie d’aborder ce sujet est venue d’un commentaire qu’ils ont lu à la suite d’une certaine publication sur Facebook, alors qu’un homme avait écrit que la DJ était plutôt bonne pour une femme. Cela leur a fait réagir et leur a donné le goût d’en faire un documentaire.

Les quatre étudiants du Cégep André-Laurendeau sont surtout fiers de la technique de leur documentaire. « Tu peux avoir un bon éclairage et une mauvaise caméra, puis ça donne tout de même un bon résultat», dit Nicolas Dion avec une touche d’humour. Ceux-ci ont fait témoigner des gens populaires dans le domaine de la musique électronique comme Maus, par exemple. Ce film a été bien accueilli par les gens du festival.

Intersections

Le film Intersections réalisé par Maxence Parent, Rosalie Michaud, Jade Laplante et Demmy Boucher est une fiction qui aborde le thème de l’amour. Cette réalisation a surtout été remarquée par les gens de Longue vue sur le court pour la qualité des plans dans la voiture, ce qui représente un certain risque selon Benoit Desjardins, l’organisateur du festival qui animait une discussion avec les réalisateur du film. Le montage sonore a pris beaucoup de temps à faire. Maxence Parent mentionne qui leur a fallu une séance de 11 heures  pour faire tout le montage sonore.

Certains étudiants en médias interactifs du Cégep André-Laurendeau ont pu se démarquer alors qu’ils ont présenté certaines de leurs oeuvres comme Anxiety, Réalité et  Prière. Les films Journal d’un sociopathe ainsi que Embryo réalisés par des anciens étudiants étaient projetés samedi. Le département de communication du Cégep André-Laurendeau tient à remercier ses partenaires qui ont contribué pour l’installation des projets interactifs ainsi que pour la projection des courts-métrages.

Crédits photo: Facebook: Département de Communication – Cégep André-Laurendeau

Voici 5 festivals que vous ne voulez pas manquer cet été

Malgré la température des dernières semaines, un mélange de pluie, de neige et de verglas, bref la routine québécoise, le soleil est à nos portes et la saison des festivals fera bientôt son apparition dans les rues de Montréal.  Nous pourrons bientôt voir la migration des manteaux et des bottes faire place aux petits shorts et aux « crop-tops », mais une chose nous permet de passer par-dessus et c’est la culture qui s’en vient grand pas.

Du 5 au 13 mai : Festival du Jamais Lu

Tout commence le 5 mai prochain, avec le festival du Jamais Lu qui chaque année présente un festival à Montréal, Québec et Paris. On y présente des lectures théâtrales par des metteurs en scène et par des comédiens professionnels de plusieurs langues, formes et styles différents. Tout cela dans le but d’offrir un médium entre l’art de la scène qui questionne le monde dans lequel nous vivons et le public par le biais <de la fiction.

Du 9 au 18 mai : Festival Vu sur la relève

Pendant ce temps, une grande production de Quebecor présente le festival Vu sur la relève, où des prestations pluridisciplinaires servent de tremplins pour les artistes de la relève. Durant ses 23 dernières éditions ce festival a permis à des artistes, comme Alex Nevsky, Klô Pelgag, Fred Pellerin et Lisa Leblanc, Pierre Lapointe et plusieurs autres à trouver leur public et présenter leur talent. Les représentations se feront entre la salle du Monument-National, le Ministère et la Place des festivals.

 

Du 25 au 27 mai : Festival BD de Montréal

Dans un autre genre, un festival gratuit pour les amateurs de BD présentera au Parc Lafontaine plus de 150 bédéistes québécois et internationaux et rencontres avec des artistes des toutes les horizons autours de tables rondes. Malgré que la programmation soit encore à venir, une chose est sûre, vous ne serez pas déçus.

 

Du 8 au 17 juin : Les Francophonies de Montréal

Le tant attendu festival des Francophonies sera encore au poste pour la 30e édition et présentera des centaines de spectacles de hip-hop, de chanson, de rock, de pop, de folk ou d’électro et tous cela en français pour faire rayonner notre langue. Les trois quarts des spectacles sont gratuits, en plein cœur du centre-ville au quartier des spectacles, dans un espace fermé à la circulation automobile et facilement accessible en métro, avec tout ce qu’il faut sur place pour manger et prendre un verre.

Du 28 juin au 8 juillet : Festival international de Jazz de Montréal

Le plus grand festival de jazz de la planète depuis 39 ans, festival international de Jazz de Montréal présentera pour une dizaine de jours 600 concerts, 400 activités et animations, 3000 musiciens de 30 pays, 20 scènes et 10 prix le tout sur un site unique au monde, ouvert de midi à minuit et conçu pour répondre à tous les besoins des festivaliers, au beau milieu d’un centre-ville fermé à la circulation automobile.

Plusieurs autres seront présentés durant l’été, alors restez à l’affût des prochaines festivités qui s’annoncent.

Propriété publique

75 000. C’est le nombre de femmes victimes de viol chaque année en France. Et c’est sans compter les sifflements lancés innocemment dans la rue à la vue de jambes dénudées, des caresses non sollicitées dans les soirées floues, ou toute autre forme d’harcèlement sexuel.

En effet, le corps des femmes ne leur appartient pas depuis la nuit des temps. Elles sont devenues objets, propriétés; des marionnettes qu’on peut placarder sur des affiches pour vendre et qui devraient se plier aux désirs des hommes. Elles vivent souvent une sexualité volée, unidirectionnelle: une part d’elles, pour nécessairement finir entre les mains des hommes.

Avec l’affaire Weinstein, les accusations contre le président américain et le mouvement #metoo, la culture du viol a eue davantage de visibilité médiatique cette année que jamais auparavant. Alors que le vent commence à peine à tourner concernant ce qui est devenu un véritable fléau, le concept terrifiant reste toutefois étampé sur les lèvres de toutes celles qui se sont déjà promenées seules le soir.

D’ailleurs, pour ramener la statistique du haut davantage à notre échelle, il y aurait une femme sur quatre victime d’une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans au Québec, selon l’Institut national de santé publique du Québec. Cette culture toujours entretenue, aussi aberrante soit-elle, est l’une qui banalise les violences sexuelles pour ensuite en blâmer, non sans condescendance, ses principales victimes. C’est pourquoi à peine 10% des agressions sexuelles se voient rapportées.

Non seulement la statistique est ridiculement petite, mais, en plus, dans 9 cas sur 10, les rapports sont mal pris en charge. Selon un article du journal Le Monde à ce sujet, une jeune femme ayant porté plainte pour viol se serait fait nié la nature de l’agression parce qu’elle avait invité l’homme chez elle. Un autre cas rapporté est celui d’une femme ayant porté plainte pour violence conjugale et qui se serait fait répondre par le policier que ce n’était pas si grave et qu’elle devrait se garder d’en faire tout un plat puisqu’elle a des enfants.

Par conséquent, les femmes se taisent. Elles se voient emprisonnées dans une cage de silence que tout le monde semble satisfait d’ignorer. Et c’est bien certain, car le concept dérange. Dans cette société où le consentement est devenu optionnel, voire désuet, les femmes y ont appris cette sorte de mutisme, cette furtivité perturbante qui a besoin d’être changée. Vous trouverez d’ailleurs, au bas de la page, un lien vers un poème lu par quatre jeune femmes de l’université Rutgers au New Jersey, dans le cadre du College Union Poetry Slam Invitational de 2014. Il exprime bien la gravité de la situation.

Malheureusement, la sexualité brimée de la femme moderne ne s’arrête pas aux agressions sexuelles. Elle se dépeint de manière beaucoup plus futile, mais mille fois plus dangereuse car on ne la remarque parfois pas. Le livre de Lili Boisvert intitulé Le principe du cumshot explique et analyse longuement cette façon de réprimer la sexualité de la femme. En effet, le cumshot désigne le plan final dans les films pornographiques où l’on montre la jouissance exclusive de l’homme, qui entretient l’idée que l’orgasme est un plaisir réservé seulement aux hommes. La femme n’est destinée qu’à occuper un rôle passif, un rôle de proie ou de cible qui se retrouve au cœur de la culture du viol.

Une foule de stéréotypes est donc ainsi rattachée à ce (faux) état passif. Impossible pour une femme d’aimer le sexe, par exemple: elle est obsédée et vulgaire. Le concept est si universel, qu’il a même donné naissance à un nouveau terme: le slut-shaming, qui consiste à humilier toute femme présentant une sexualité trop ouverte. On ne réserve pourtant pas le même jugement à leur partenaire masculin. Cet asservissement est assez minutieusement entretenu pour passer inaperçu, et c’est là qu’est le danger.

Il a notamment donné vie au célèbre roman de Margaret Atwood La servante écarlate, qui relate l’histoire d’une société brisée où les femmes sont des objets au service des hommes, en particulier concernant leur sexualité. L’histoire de Defred, la personnage principale, a créée une si forte réaction chez les lecteurs des quatre coins du monde parce qu’elle est tristement vraisemblable. En effet, même si l’oeuvre est une fiction, l’auteure écrit dans sa postface qu’elle s’était promis de ne rien inclure que la société n’avait pas déjà inventé ailleurs ou à une autre époque. La dystopie brodée par l’auteure canadienne n’est donc peut-être pas si loin de la réalité, ou de ce qu’elle pourrait devenir.

Alors que les femmes se battent pour la révolution sexuelle depuis les années 60, il serait temps de leur redonner plein contrôle sur leur corps. Il serait temps d’inverser les accusations et de réellement considérer les femmes comme des victimes. Il est temps de se concentrer davantage sur la mentalité qui habite nos crânes et qui permet de tels actes plutôt que de focaliser sur les vêtements que la femme portait au moment de l’agression.

Au lieu d’apprendre aux femmes à s’habiller convenablement, on pourrait apprendre aux hommes que les leggings en cours de sport et les mini-jupes en été ne sont pas une promesse de désir. Au lieu d’apprendre aux femmes à utiliser de fausses excuses lorsqu’un homme se fait insistant, on pourrait leur apprendre que les tentations provoquées par la chair ne leur donne en aucun cas le droit de faire ce qu’ils leur chantent. On devrait apprendre aux hommes que leurs avances ne sont pas constamment les bienvenues et que non veut réellement dire non.

Comme Margaret Atwood l’a si bien dit dans son roman à succès, « tout ce qui est réduit au silence clamera pour être entendu ».

A rape poem to end all rape poems, https://www.youtube.com/watch?v=0Wu7Ax78hXo

Crédit photo: ALLRIOT design collective

Les carrés jaunes ne font pas l’affaire de tous

La semaine dernière, le Québec a vu apparaître de nouveaux carrés : les carrés jaunes. Crée par l’adolescente de 15 ans Céleste Udhe, ce mouvement vise à égaliser le code vestimentaire entre les filles et les garçons. La jeune étudiante affirme qu’alors que les garçons peuvent porter des jeans troués, les filles elles, se voient expulsées si une telle situation se produit.

Le code vestimentaire est un sujet qui fait jaser depuis plusieurs années, et cette fois-ci, on sent que les adolescentes en ont assez.

Code vestimentaire

Voici quelques règles qui reviennent dans la plupart des écoles secondaires.

  • Les couvre‐chefs sont interdits : pas de chapeau, de tuque, etc.
  • Le dos et l’abdomen doivent être couverts: pas de camisole avec bretelles « spaghettis » ou de chandail « bedaine », etc.
  • Le legging doit être porté avec un vêtement qui le recouvre au moins jusqu’à la main tendue vers le bas (chandail long, tunique, jupe, short, etc.).
  • On ne doit pas voir les sous‐vêtement. 
  • Pas de vêtements trop courts : longueur des shorts ou jupes doit dépasser la main tendue vers le bas.

Source: http://joseph-francois-perrault.csdm.ca/files/Code-de-vie-2017-2018-Site-Internet.pdf

Les carrés jaunes ridiculisés par des animateurs de radio

Le mouvement des carrés jaunes ayant pris beaucoup d’ampleur, l’ancienne vice-première-ministre Nathalie Normandeau ainsi que Martin Erwell ancien journaliste judiciaire ont décidé de parler de ce sujet dans le segment éditorial de l’émission 100% Normandeau.

Les propos émis par ces deux adultes influents sont totalement exubérants. Nathalie Normandeau débute son éditorial en dénigrant Célestine . L’animatrice met en contexte le mouvement et tente d’expliquer les motivations des jeunes filles avec ma foi, beaucoup de difficulté. Madame Normandeau raconte que les filles souhaiteraient avoir beaucoup plus de liberté lorsque vient le temps de s’habiller.

Déjà que le début du segment nous laisse perplexe, Martin Everell continue la lancée de Nathalie Normandeau en rabaissant la jeune Célestine. « Elle veut porter des petites culottes courtes, une camisole pis pas de brassière » et sous-entend qu’une fille qui ne porte pas de brassière « c’est une « guidoune » ».

Je vous épargne les détails de l’éditorial et je vous le laisserai plus bas, mais laissez -moi vous dire que la suite est tout aussi désolante. L’ancien journaliste va même jusqu’à dire que cette initiative serait peut-être à l’origine d’un manque d’attention.

Non seulement les deux animateurs ont passé plus de 10 minutes à dénigrer une jeune femme qui cherche seulement à égaliser le code vestimentaire de son école, ils n’ont même pas compris l’essentiel du message et ont même cherché à dénaturer ses paroles.

Nous sommes en 2018 et voir des adultes aussi fermés d’esprit me désole à un plus haut point. On passe notre temps à se faire dire que c’est important d’affirmer qui nous sommes. On passe notre temps à se faire dire d’arrêter de craindre la société. Voilà qu’une adolescente qui veut simplement qu’on arrête de percevoir les femmes comme des objets sexuels se fait dénigrer par ces deux adultes. C’est à cause d’adultes comme eux, qu’encore aujourd’hui, le corps de la femme est hypersexualisé.

L’adolescente, face à cette critique, a fait belle preuve de maturité. « Je n’ai pas écouté ces entrevues, parce que ça ne m’intéresse pas ! […] en les écoutant, ça me donnerait l’impression de leur donner trop d’importance » m’a confié Célestine Udhe qui est à l’origine de ce mouvement.

Source: Radio Boulevard 102.1

En alerte : un programme pour sauver des vies

En alerte, un nouveau programme gouvernemental présenté la semaine dernière à la population, se veut une association entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et régionaux ainsi qu’avec des entreprises de diffusions canadiennes pour permettre de rapidement informer la population d’un danger imminent.

Ces alertes débuteront à compter du 6 avril 2018 et auront pour objectif de transmettre à la population du Canada des informations susceptibles de leur sauver la vie.

Soit de manière très locale ou encore pour l’ensemble du pays, des alertes sur les téléviseurs, à la radio et même par message texte envoyés sur tous les téléphones, et ce de façon complètement gratuite, permettront d’atteindre et d’informer le plus de personnes possible.

Un exemple d’un message texte du système En Alerte. Crédit photo : Frédérique Chiasson

Les alertes à prévoir sont multiples et très diversifiées, en passant par des incendies locaux, à des catastrophes naturelles, des menaces terroristes ou encore des alertes de crises civiles.  Pour en connaître davantage visitez le site du programme : www.enalerte.ca.

Un programme comme celui-ci est sans aucun doute un pas vers une meilleure sécurité nationale de la part du gouvernement et de la gestion des urgences, Environnement et Changement climatique Canada, Pelmorex Corp, puisqu’il deviendra beaucoup plus facile d’avoir accès à de l’information en moment de crise.

Il est donc demandé à la population de rester attentif aux alertes qui seront bientôt implantées et de suivre les consignes qui y seront liées pour assurer la sécurité de nos proches et de notre pays.

Rencontre olympique: une soirée mémorable

En collaboration avec La Presse.

Le 22 mars dernier, une conférence a été organisée par La Presse à l’Astral, à Montréal, et plusieurs médaillés olympiques participaient à cette soirée, animée par le chroniqueur sportif Philippe Cantin. La patineuse de vitesse, Kim Boutin, la joueuse de hockey, Mélodie Daoust, la skieuse acrobatique, Justine Dufour-Lapointe, et le patineur de vitesse, Samuel Girard, étaient présents. Le chroniqueur Yves Boisvert et la chef de mission de la délégation canadienne, Isabelle Charest y étaient également. 

Le contexte des Jeux olympiques 2018

Plusieurs semaines avant le début des Jeux olympiques d’hiver 2018, il n’était pas assuré d’en avoir, en raison de la situation géopolitique entre les Corées du Nord et du Sud. Les essais nucléaires et les menaces se faisaient nombreux, de la part du président de la Corée du Nord, Kim Jong-un. Le monde s’attendait à ce qu’il ait une ambiance militaire.

Cependant, ce ne fut pas le cas. Le dirigeant nord-coréen a accepté d’envoyer ses athlètes et durant la cérémonie d’ouverture, une délégation unifiée des deux Corées est rentrée dans le stade sous le même drapeau. « C’était un moment extraordinaire», a mentionné au cours de la conférence, le journaliste sportif, Philippe Cantin, qui était présent dans le stade.

Selon le chroniqueur Yves Boisvert présent aux Jeux, la population locale était accueillante et tout était bien organisé, ce qui est paradoxal, comparativement à plusieurs semaines avant la quinzaine olympique, alors que la tenue des éventuels jeux était encore remise en question.

L’encadrement des athlètes

Au cours de cette aventure, la délégation canadienne était bien encadrée, avec de nombreux nutritionnistes, préparateurs physiques et mentales, mais surtout, il y a une personne importante pour soutenir les représentants, telle que la chef de mission. Celle qui a occupé ce rôle au cours de cette édition des Jeux olympiques, est l’ancienne patineuse de vitesse, Isabelle Charest. Son rôle était en quelque sorte d’être la porte-parole ou la capitaine de la délégation canadienne. Elle devait d’une certaine manière donner son point de vue quand il y avait des décisions importantes à prendre, ayant comme enjeu l’athlète, par exemple dans le cas d’un retour à la compétition suite à une blessure ou lorsque vient le temps de choisir qui sera le porte-drapeau à la cérémonie de clôture.

Des Jeux olympiques remplis d’émotions

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Justine Dufour-Lapointe et Kim Boutin. Crédits photos: La Presse.

Les parcours olympiques sont différents d’un athlète à un autre. Il peut y avoir du succès et de la fierté, comme il peut y avoir de la déception. Or, pour la patineuse de vitesse Kim Boutin, son séjour à PyeongChang a été rempli d’émotions. L’athlète native de Sherbrooke a remporté trois médailles olympiques; deux de bronze et une d’argent. Cependant, c’était à la suite de sa médaille de bronze gagnée au 500 mètres à la suite d’une disqualification d’une patineuse sud-coréenne que ses premiers jeux ont pris une tournure totalement différente, ayant reçu de nombreuses menaces de mort sur les réseaux sociaux.

La Sherbrookoise raconte qu’elle était très bien entourée au sein de l’équipe canadienne et que c’est grâce à la solidarité de l’équipe de patinage de vitesse courte piste qu’elle a pu garder ses émotions et rester authentique tout au long de sa première expérience olympique. Kim Boutin a fait vivre d’un océan à l’autre, de grandes émotions et elle a pu terminer sa première aventure olympique en ayant eu l’honneur d’être la porte-drapeau lors des cérémonies de clôture.

La skieuse acrobatique, Justine Dufour-Lapointe, a également vécu de fortes émotions au cours des derniers Jeux olympiques d’hiver. Son année pré-olympique n’a pas été facile, surtout avec le fait que ses soeurs Maxime et Chloé ont dû s’occuper de leur mère, qui a été atteinte d’un cancer duquel elle est maintenant guérie. Durant le temps que Justine a eu besoin de prendre soin de sa mère, ce fut difficile pour elle, en tant qu’athlète de garder sa concentration lors de ses différentes compétitions sur la scène internationale. Pendant les Jeux olympiques toutefois, elle a profité du moment présent et selon elle, la médaille d’argent qu’elle a remportée, fut celle de la famille, la récompense suite à une année difficile.

Un parcours hors du commun

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Mélodie Daoust et Samuel Girard.       Crédits photos: La Presse.

Ne pas faire partie d’Équipe Québec à 13, 14, 15 et 16 ans, pour finalement se retrouver double médaillée olympique au hockey sur glace féminin, ce n’est pas commode, mais, c’est le cas de la joueuse de hockey, Mélodie Daoust. Native de Valleyfield, Daoust a un parcours hors du commun.

Lorsque ses coéquipières et elle sont arrivées en Corée du Sud, l’ambiance à l’intérieur de l’équipe était en pleine confiance, l’esprit de camaraderie était fort présent.

L’équipe canadienne s’est inclinée en tirs de barrage face aux États-Unis, en finale. Selon la numéro 15 de l’équipe canadienne, perdre en bris d’égalité de la sorte est l’équivalent de faire pile ou face.

Malgré la déception, elle se dit très fière de ses coéquipières pour la récolte de la médaille d’argent.Mélodie Daoust se dit avoir atteint à le summum en faisant partie une deuxième de la formation canadienne. D’ailleurs, c’est grâce à la passion de son sport qu’elle a persévéré et qu’elle a pu atteindre les plus hauts standards. Elle a d’ailleurs été nommée joueuse par excellence du tournoi olympique de hockey féminin, rien de moins.

Un début de carrière impressionnant

À 21 ans, Samuel Girard a marqué les Jeux olympiques de PyeongChang à sa façon. Avec ses médailles d’or au 1000 mètres en patinage de vitesse et de bronze au relais sur une distance de 5000 mètres, la fierté de Ferland-Et-Boileau a impressionné les partisans. Selon lui, sa plus grande force est de pouvoir s’adapter facilement à toutes les compétitions auxquelles il participe.

Depuis quatre ans, son objectif premier était juste de pouvoir se rendre en Corée du Sud. Pour lui, simplement d’être était un exploit, il ne voulait que vivre l’ambiance olympique et l’ampleur des Jeux. Samuel Girard garde d’excellents souvenirs de sa première expérience. Apprendre à connaitre les autres athlètes et avoir pu vivre cette quinzaine avec sa conjointe, Kassandra Bradette, qui est également une patineuse de vitesse, ont rendu sa première aventure olympique encore plus mémorable.

Au cours des derniers Jeux olympiques, le Canada a remporté 29 médailles, la plus grande récolte dans l’histoire du pays. Les prochains Jeux olympiques d’hiver auront lieu en 2022, à Pékin, en Chine.

 

 

Les footballeuses du Boomerang s’accrochent

Dimanche dernier, le 11 mars, le Boomerang du Cégep André-Laurendeau, au soccer féminin niveau collégial division 2, a joué son avant-dernier tournoi de la saison au Complexe sportif Marie-Victorin. L’équipe a remporté ses deux parties; 4-2 face au Cégep de Rosemont et 2-1 contre le Cégep de St-Jérome. Ce sont deux victoires importantes, alors que l’équipe LaSalloise lutte pour une place en séries éliminatoires.

Le premier match fut compliqué pour le Boomerang. « On a eu un lent départ au premier match. On a raté plusieurs chances de marquer, mais on a appliqué des changements et on a trouvé le moyen de gagner la partie», a mentionné la défenseur Jade Gaudreault. Par ailleurs, l’équipe du Cégep André-Laurendeau a débloqué en deuxième demie. Les joueuses ont appliqué un jeu plus offensif et ont remporté leur premier duel.

 

Crédit photo: James Hajjar
La défenseur du Boomerang, Jade Gaudreault.

Quant à la deuxième rencontre, ce fut le contraire de la première. « On a complètement changé notre système de jeu, on a joué plus offensif, alors qu’elles [les joueuses de St-Jérome] s’attendaient à un jeu plus défensif. L’autre équipe était confuse », dit la numéro 5 du Boomerang. Cet affrontement a été animé avec du jeu très physique.

Depuis le début de la saison, les deux équipes ont une forte rivalité. Il faut savoir qu’au soccer féminin collégial, il y a la saison d’automne durant laquelle les rencontres se jouent à l’extérieur et vice-versa pour la saison hivernale. « Lors de la saison à l’extérieur, on a joué une série aller-retour contre elles [les joueuses de St-Jérome]. Quand on a été à St-Jérome, le match s’est terminé avec un résultat nul et une prise de bec. Puis quand on a joué à domicile, on a gagné le match. Depuis ce temps-là, la frustration est toujours présente à chaque fois qu’on s’affronte», compléta la défenseur du Boomerang.

L’équipe de soccer féminin du Cégep André-Laurendeau continue toujours à s’accrocher pour une place en séries éliminatoires. La  prochaine série de deux matchs de la saison régulière aura lieu le dimanche 25 mars, au Complexe Marie-Victorin, alors que le Boomerang affrontera le Collège Jean-de-Brébeuf et le Cégep Gérald-Godin.