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Quel premier mois rempli dans la LNH!

Le 3 octobre dernier marquait le début de la saison 2018-2019 de la Ligue Nationale de hockey. Plusieurs équipes ont été surprenantes, d’autres décevantes. Chose certaine, le nombre de buts marqués est élevé et le hockey n’a jamais été aussi spectaculaire. 

Les surprises

Depuis le début de la saison, plusieurs équipes ont été surprenantes et d’autres ont été nettement décevantes. L’équipe qui m’a le plus surpris jusqu’à maintenant est les Canucks de Vancouver. Avec le départ des frères Sedin et la faiblesse devant les filets, cette formation est tout de même au deuxième rang de la division Pacifique de la conférence de l’Ouest. Je m’attendais à pire. Je n’avais aucune idée dans quelle direction se dirigeait ce club, mais il est composé de plusieurs joueurs talentueux dont Elias Petterson. Il a un début de saison extraordinaire avec ses 15 points en 9 matchs. Il a choqué le monde du hockey. D’autant plus que les jeunes comme Brock Boeser et Bo Horvat sont en train de changer la donne concernant cette équipe.

Les Canadiens de Montréal sont également surprenants. Électrisants presqu’à tous les matchs, la troupe de Claude Julien est actuellement en mesure de changer les attentes à l’égard de l’équipe au début de la saison. Qui aurait cru que Jesperi Kotkaniemi et Max Domi auraient chacun six et 13 points en 13 matchs? Surtout que Domi n’avait que récolté neufs buts en 82 matchs l’année passée et qu’aujourd’hui, il a sept filets en 13 matchs. Xavier Ouellet et Mike Reilly jouent bien depuis le début de la saison et donnent raison à Marc Bergevin d’avoir été les chercher. Le directeur général a été chercher plusieurs joueurs au cours de l’été comme Tomas Tatar et Max Domi, dans des transactions pour Max Pacioretty et Alex Galchenyuk. L’acquisition de Joel Armia venant des Jets de Winnipeg donne également une autre dimension à l’attaque du Tricolore. Les attentes étaient basses chez les partisans et les experts, mais je pense qu’il est permis de penser positivement pour l’avenir du CH.

Deux autres équipes surprenantes dans la LNH sont les Islanders de New York et les Sabres de Buffalo. Ces deux formations trainaient dans les bas fonds de la LNH depuis un certain temps. Je m’attendais à ce que les Islanders aient une saison exécrable étant donné que leur meilleur joueur, John Tavares, est parti pour se joindre aux Maple Leafs de Toronto le 1e juillet dernier. Nouveaux, le directeur général Lou Lamoriello et l’entraineur-chef, Barry Trotz semblent savoir dans quelle direction leur équipe se dirigera. C’est la même chose pour les Sabres de Buffalo. Avec l’acquisition de Jeff Skinner ainsi que les recrues Rasmus Dahlin et Casey Mittelstadt, cette franchise semble se diriger vers un avenir positif.

Les déceptions

Parmi les déceptions en ce début de saison, figurent les Panthers de la Floride. Malgré l’absence de Roberto Luongo en début de saison, je m’attendais à mieux de l’équipe floridienne. Avec des jeunes comme Alexander Barkov, Jonathan Huberdeau et Aaron Ekblad qui continuent à progresser, j’aurais cru que cette franchise ferait peut-être les séries éliminatoires à pareille date, ce qui n’est pas le cas.

Les Blues de St. Louis sont eux aussi très décevants. Pourtant, cette équipe avait été chercher Tyler Bozak, Ryan O’reilly et David Perron au cours de l’été. Rien ne semble fonctionner pour cette équipe, plus particulièrement en raison du gardien de but Jake Allen. Celui-ci semble encore plus faible qu’au début de sa carrière dans la LNH. Il connait un début de saison difficile, ce qui n’aide pas son équipe.

Les Hurricanes de la Caroline et les Kings de Los Angeles également sont des équipes qui ne jouent pas à la hauteur des attentes en ce début de saison. D’abord, pour les Hurricanes, avec les jeunes qui poussent et des ajouts importants comme Michael Ferland, Dougie Hamilton et Calvin De Haan, je m’attendais à ce que cette équipe soit plus haut dans le classement général. Malgré tout, je pense que ce club saura progresser et pourra faire les séries éliminatoires. Quant à l’équipe californienne, je pensais qu’elle serait supérieure en ajoutant Il y a Kovalchuk à son effectif. En plus, l’entraineur-chef John Stevens a été remplacé par Willie Desjardins. Rien ne va plus pour cette équipe et je pense qu’elle semble ralentir. Avec certains joueurs vieillissants et des jeunes incapables de prendre la relève, le reste de la saison des Kings sera difficile. En fait, l’avenir de ces derniers est beaucoup plus sombre que rose.

Quelques chiffres….

Au total, 1260 buts ont été marqués en 418 matchs pour 31 équipes pour une moyenne de 3,01 buts marqués par équipe à chaque partie, donc 6,02 buts par match incluant les deux formations. Si la tendance se maintient, il devrait se marquer au total 7662 buts, soit une hausse de 110 buts par rapport à la saison 2017-2018. Cela est dû en raison plus particulièrement au changement d’équipement des gardiens de but. Les jambières ont été réduites de taille depuis l’année et la grosseur du plastron cette année. Ce changement semble déranger les gardiens de but et il sera intéressant de suivre l’évolution du nombre de buts marqués pour le reste de la saison.

Par ces chiffres, je pense qu’il est important de constater que la LNH n’a jamais eu une qualité de spectacle aussi supérieure à celle de cette année. En plus, le jeu est de plus en plus rapide, il y a moins de suspensions pour des coups vicieux. Reste à voir si cette tendance se maintiendra.

Crédits photo: CBC.ca

 

La LNH doit se regarder dans le miroir

Récemment, TSN a présenté un reportage choquant intitulé Finding Murph sur le triste sort de Joe Murphy. Si vous n’aviez pas vu ce reportage, c’est à regarder. Murphy a été repêché au premier rang au total en 1986 par les Red Wings de Detroit et a remporté la coupe Stanley en 1990 avec les Oilers d’Edmonton. 

Joe Murphy a eu une belle carrière dans la Ligue nationale de hockey avec 528 points en 779 matchs. Celui-ci a même affirmé dans le documentaire qu’il avait gagné entre 15 et 20 millions de dollars en carrière, il était bien muni. Or, il a subi une commotion cérébrale et les problèmes sont arrivés: l’alcool,  la dépression, etc. Aujourd’hui, il est itinérant à Kenora, en Ontario, il n’a aucun contact avec sa famille.

Depuis 2013, un nombre important d’anciens joueurs du circuit Bettman ayant subi une ou plusieurs commotions cérébrales poursuivent la LNH jugeant qu’elle n’a pas fait assez pour les protéger contre celles-ci, et depuis 2010, plusieurs anciens joueurs ont perdu la vie. Ce fut notamment le cas de Bob Probert (5 juillet 2010), Derek Boogard (13 mai 2011), Rick Ripien (15 août 2015), Wade Belak (31 août 2015) et Steve Montador (15 février 2015). Ces joueurs-là ont subi plusieurs commotions cérébrales, ont eu des dépressions, etc.  et les dirigeants de la Ligue nationale de hockey ne les ont pas aidés.

Tous ces faits nous mènent à réfléchir, voire à se remettre en question, et à se demander si la LNH en fait assez pour la sécurité de ses joueurs. Les joueurs de hockey ne sont pas juste des joueurs de hockey, ce sont des êtres humains, comme nous tous le sommes. Selon moi, les dirigeants de la Ligue nationale de hockey doivent penser au-delà de leurs revenus, ils doivent penser à la sécurité de leurs hommes. Une carrière dans la grande ligue dure en moyenne cinq ans, ce n’est pas beaucoup. Que se passe-t-il après ces cinq ans? Les joueurs vivent leur vie quotidienne avec leur conjointes et leurs enfants. Aucun être humain ne mérite un tel sort.

L’histoire de Joe Murphy est triste et c’est là qu’on réalise que l’argent et le luxe ne mènent pas toujours vers un beau chemin. La Ligue nationale de hockey et l’Association des joueurs se doivent de traiter leurs joueurs avec respect, peu importe qu’ils soient actuels ou anciens.

 

Crédit photo: Danslescoulisses.ca

Le Salvador aux mains de la Chine

La Chine arrache à Taiwan un allié, le mardi 22 août. El Salvador, un petit pays d’Amérique centrale, a signé des documents qui établissent des relations diplomatiques ainsi que commerciales, l’obligeant à se séparer de la cause d’indépendance de Taiwan et du soutien économique des États-Unis. Selon le ministre salvadorien, Carlos Castaneda, cette alliance permet au Salvador d’élever le niveau de vie de la population. Il déclare aussi que la Chine est devenue un partenaire stratégique.

La Chine et Taiwan sont dirigés par des régimes rivaux depuis 1949. Après une guerre civile entre communiste et nationaliste, l’île n’est pas reconnue comme pays par l’ONU mais se gère de façon autonome.

El Salvador faisait partie des pays qui reconnaissait Taiwan comme un pays indépendant. Or, les actions actuelles du Salvador poignardent dans le dos les espoirs des Taiwanais.

Le président du Salvador, Salvador Sanchez Ceren, a confirmé, dans un discours diffusé sur la radio et la télévision nationales, que son gouvernement avait décidé de « rompre les relations maintenues avec Taïwan » et de reconnaître la Chine populaire.

Les conséquences de cette décision

En représailles Taiwan exige que El Salvador rende 4 millions de dollars qu’ils avaient contribué pour la campagne présidentielle de l’ex-président Mauricio Funes. De plus, El Salvador abandonne son partenaire Américains qui lui envoyer de l’aide financières depuis 58 ans. Cet abandon n’a pas été bien reçu de la part des États-Unis qui voie le communisme comme son ennemi juré.

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crédit photo :chine-magazine.com presidente de Taiwan Tsai-Ing-Wen
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crédit photo :zinfos974.com president de la Chine Xi Jinping
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crédit photo :elsalvador.com president de El Salvador, Salvador Sanchez Ceren

La Chine commence à gagner de l’influence dans les pays de Centre-Amérique. Le Panama, le Costa-Rica et maintenant El Salvador se sont rallié à leur cause.

Peut-être le monde fait face à une remonter du communisme. Peut-être est-ce le début d’une deuxième guerre froide sur le territoire des Amériques. La Chine prend petit à petit le dessus de l’île de Taiwan. Depuis l’arrivée de cinq états ont rompu relation avec Taiwan . Maintenant seul 17 états reconnaissent l’Independence de Taiwan.

crédit photo :la-croix.com

Chosen Faith

Sarita en avant de son temple
This is Sarita in front of the temple where she goes to pray.

**Cet article a été coécrit par Korina Joseph.**

According to the Taj Group of Hotels, 85% of Indians would rather marry the person chosen by their families than the one they would decide on their own. For this reason, and many others, India finds itself to be very different from North America. Might it be the food, school, work or, as mentioned, the relationships? This Asian country is far from what we know here in Canada. Sarita Behl, an Indian woman, agreed to share her way of life, making us see the gap between life in eastern and western countries, but also all the similarities that make us all part of the same human race.

Sarita Behl is a 42 year old woman living in Faridabad, a small suburb near Delhi, India. As do most Indians, Sarita practices the Hindu religion. She tries to pray at her local temple every day, which is not easy when you have a group of teenagers running around your house. This Indian woman works for International Volunteer HQ, a New-Zealand based travel company that works internationally to host volunteers from several different countries. Before she was approached by the company in 2013, asking her to open her home in India to foreigners, Sarita owned a girls’ hostel.

Sarita Behl
This is Sarita Behl. She opens her heart and her home to foreigners from all over the world.

As if two dozen young adults were not enough to feed and take care of, Sarita is also a mother of two children. In fact, her 19 year old son is currently studying engineering in the United States, while her teenage daughter lives with her in India. She first had her son at 20, a year after she got married. She laughs when she says, « I was just a child, but I had a child! » As most people do in India, Sarita had an arranged marriage. She is married to Rocky, who helps her manage the homestay. She lives in his house with all of her in-laws. She says, « in India, it’s a tradition »,  married women move in with their husband’s family. Sarita actually enjoys this way of creating relationships because, « you are not married to a person. You are married to a family. They [all of her in-laws] take care of you, too. » Since Sarita is very open-minded, she believes that, « everybody has a right to make their own choices ». Therefore, she is also in favour of the progress that young Indian women are making: « Girls are becoming more financially independent, they are looking for a more compatible husband. » Still, she does not regret her arranged marriage. There is always somebody to look up to. » One of the advantages, Sarita also mentioned, includes the fact that the cost of the marriage is handled by the parents. She also says, « I love this concept. But I also like your freedom where you can choose. » Hence why, after 21 years of being married to a person she did not choose, Sarita decided that her children deserve a love marriage. Although arranged marriages are the norm in India, Sarita says, « it is not an obligation. »

Trois femmes indiennes assises dans la rue
Three Indian women sitting in the street.

Even though her love life got picked for her, Sarita says she is very content: « I am happy, I am a happy person. [Laughs] » She considers herself blessed to be living the life she is living: « It was destiny, it was meant to be like this. » She would not change a thing about her past nor her current lifestyle. In fact, seeing the volunteers enjoying themselves is the primary source of her happiness. Which is partially why Rocky, her husband, and she are doing such an amazing job at running the homestay. She says her biggest dream is to see her kids also be happy: « I want my kids to get settled and have a beautiful life. » She says.

Sarita, a woman with a university degree, opens her heart and her home to people she does not know. She is filled with love and joy despite her destiny being decided for her. In Canada, we do not have arranged marriages. Even though this is an enormous difference between the Indian and the Canadian culture, Sarita taught us that what really matters is universal happiness. In the end, everyone just wants to be happy and parents want what is best for their children. Despite the cultural differences, humans around the world are all the same. Sarita believes in freedom and love marriages: « You enjoy your life. This is your moment, you should enjoy your life. Don’t forget anything, just go with the flow. I wish you all the best for the future. You are beautiful, beautiful kids! You should have [the] best of everything », whether it is chosen for you or not.

 

Photo credit: Korina Joseph

Voici 5 festivals que vous ne voulez pas manquer cet été

Malgré la température des dernières semaines, un mélange de pluie, de neige et de verglas, bref la routine québécoise, le soleil est à nos portes et la saison des festivals fera bientôt son apparition dans les rues de Montréal.  Nous pourrons bientôt voir la migration des manteaux et des bottes faire place aux petits shorts et aux « crop-tops », mais une chose nous permet de passer par-dessus et c’est la culture qui s’en vient grand pas.

Du 5 au 13 mai : Festival du Jamais Lu

Tout commence le 5 mai prochain, avec le festival du Jamais Lu qui chaque année présente un festival à Montréal, Québec et Paris. On y présente des lectures théâtrales par des metteurs en scène et par des comédiens professionnels de plusieurs langues, formes et styles différents. Tout cela dans le but d’offrir un médium entre l’art de la scène qui questionne le monde dans lequel nous vivons et le public par le biais <de la fiction.

Du 9 au 18 mai : Festival Vu sur la relève

Pendant ce temps, une grande production de Quebecor présente le festival Vu sur la relève, où des prestations pluridisciplinaires servent de tremplins pour les artistes de la relève. Durant ses 23 dernières éditions ce festival a permis à des artistes, comme Alex Nevsky, Klô Pelgag, Fred Pellerin et Lisa Leblanc, Pierre Lapointe et plusieurs autres à trouver leur public et présenter leur talent. Les représentations se feront entre la salle du Monument-National, le Ministère et la Place des festivals.

 

Du 25 au 27 mai : Festival BD de Montréal

Dans un autre genre, un festival gratuit pour les amateurs de BD présentera au Parc Lafontaine plus de 150 bédéistes québécois et internationaux et rencontres avec des artistes des toutes les horizons autours de tables rondes. Malgré que la programmation soit encore à venir, une chose est sûre, vous ne serez pas déçus.

 

Du 8 au 17 juin : Les Francophonies de Montréal

Le tant attendu festival des Francophonies sera encore au poste pour la 30e édition et présentera des centaines de spectacles de hip-hop, de chanson, de rock, de pop, de folk ou d’électro et tous cela en français pour faire rayonner notre langue. Les trois quarts des spectacles sont gratuits, en plein cœur du centre-ville au quartier des spectacles, dans un espace fermé à la circulation automobile et facilement accessible en métro, avec tout ce qu’il faut sur place pour manger et prendre un verre.

Du 28 juin au 8 juillet : Festival international de Jazz de Montréal

Le plus grand festival de jazz de la planète depuis 39 ans, festival international de Jazz de Montréal présentera pour une dizaine de jours 600 concerts, 400 activités et animations, 3000 musiciens de 30 pays, 20 scènes et 10 prix le tout sur un site unique au monde, ouvert de midi à minuit et conçu pour répondre à tous les besoins des festivaliers, au beau milieu d’un centre-ville fermé à la circulation automobile.

Plusieurs autres seront présentés durant l’été, alors restez à l’affût des prochaines festivités qui s’annoncent.

Propriété publique

75 000. C’est le nombre de femmes victimes de viol chaque année en France. Et c’est sans compter les sifflements lancés innocemment dans la rue à la vue de jambes dénudées, des caresses non sollicitées dans les soirées floues, ou toute autre forme d’harcèlement sexuel.

En effet, le corps des femmes ne leur appartient pas depuis la nuit des temps. Elles sont devenues objets, propriétés; des marionnettes qu’on peut placarder sur des affiches pour vendre et qui devraient se plier aux désirs des hommes. Elles vivent souvent une sexualité volée, unidirectionnelle: une part d’elles, pour nécessairement finir entre les mains des hommes.

Avec l’affaire Weinstein, les accusations contre le président américain et le mouvement #metoo, la culture du viol a eue davantage de visibilité médiatique cette année que jamais auparavant. Alors que le vent commence à peine à tourner concernant ce qui est devenu un véritable fléau, le concept terrifiant reste toutefois étampé sur les lèvres de toutes celles qui se sont déjà promenées seules le soir.

D’ailleurs, pour ramener la statistique du haut davantage à notre échelle, il y aurait une femme sur quatre victime d’une agression sexuelle avant l’âge de 18 ans au Québec, selon l’Institut national de santé publique du Québec. Cette culture toujours entretenue, aussi aberrante soit-elle, est l’une qui banalise les violences sexuelles pour ensuite en blâmer, non sans condescendance, ses principales victimes. C’est pourquoi à peine 10% des agressions sexuelles se voient rapportées.

Non seulement la statistique est ridiculement petite, mais, en plus, dans 9 cas sur 10, les rapports sont mal pris en charge. Selon un article du journal Le Monde à ce sujet, une jeune femme ayant porté plainte pour viol se serait fait nié la nature de l’agression parce qu’elle avait invité l’homme chez elle. Un autre cas rapporté est celui d’une femme ayant porté plainte pour violence conjugale et qui se serait fait répondre par le policier que ce n’était pas si grave et qu’elle devrait se garder d’en faire tout un plat puisqu’elle a des enfants.

Par conséquent, les femmes se taisent. Elles se voient emprisonnées dans une cage de silence que tout le monde semble satisfait d’ignorer. Et c’est bien certain, car le concept dérange. Dans cette société où le consentement est devenu optionnel, voire désuet, les femmes y ont appris cette sorte de mutisme, cette furtivité perturbante qui a besoin d’être changée. Vous trouverez d’ailleurs, au bas de la page, un lien vers un poème lu par quatre jeune femmes de l’université Rutgers au New Jersey, dans le cadre du College Union Poetry Slam Invitational de 2014. Il exprime bien la gravité de la situation.

Malheureusement, la sexualité brimée de la femme moderne ne s’arrête pas aux agressions sexuelles. Elle se dépeint de manière beaucoup plus futile, mais mille fois plus dangereuse car on ne la remarque parfois pas. Le livre de Lili Boisvert intitulé Le principe du cumshot explique et analyse longuement cette façon de réprimer la sexualité de la femme. En effet, le cumshot désigne le plan final dans les films pornographiques où l’on montre la jouissance exclusive de l’homme, qui entretient l’idée que l’orgasme est un plaisir réservé seulement aux hommes. La femme n’est destinée qu’à occuper un rôle passif, un rôle de proie ou de cible qui se retrouve au cœur de la culture du viol.

Une foule de stéréotypes est donc ainsi rattachée à ce (faux) état passif. Impossible pour une femme d’aimer le sexe, par exemple: elle est obsédée et vulgaire. Le concept est si universel, qu’il a même donné naissance à un nouveau terme: le slut-shaming, qui consiste à humilier toute femme présentant une sexualité trop ouverte. On ne réserve pourtant pas le même jugement à leur partenaire masculin. Cet asservissement est assez minutieusement entretenu pour passer inaperçu, et c’est là qu’est le danger.

Il a notamment donné vie au célèbre roman de Margaret Atwood La servante écarlate, qui relate l’histoire d’une société brisée où les femmes sont des objets au service des hommes, en particulier concernant leur sexualité. L’histoire de Defred, la personnage principale, a créée une si forte réaction chez les lecteurs des quatre coins du monde parce qu’elle est tristement vraisemblable. En effet, même si l’oeuvre est une fiction, l’auteure écrit dans sa postface qu’elle s’était promis de ne rien inclure que la société n’avait pas déjà inventé ailleurs ou à une autre époque. La dystopie brodée par l’auteure canadienne n’est donc peut-être pas si loin de la réalité, ou de ce qu’elle pourrait devenir.

Alors que les femmes se battent pour la révolution sexuelle depuis les années 60, il serait temps de leur redonner plein contrôle sur leur corps. Il serait temps d’inverser les accusations et de réellement considérer les femmes comme des victimes. Il est temps de se concentrer davantage sur la mentalité qui habite nos crânes et qui permet de tels actes plutôt que de focaliser sur les vêtements que la femme portait au moment de l’agression.

Au lieu d’apprendre aux femmes à s’habiller convenablement, on pourrait apprendre aux hommes que les leggings en cours de sport et les mini-jupes en été ne sont pas une promesse de désir. Au lieu d’apprendre aux femmes à utiliser de fausses excuses lorsqu’un homme se fait insistant, on pourrait leur apprendre que les tentations provoquées par la chair ne leur donne en aucun cas le droit de faire ce qu’ils leur chantent. On devrait apprendre aux hommes que leurs avances ne sont pas constamment les bienvenues et que non veut réellement dire non.

Comme Margaret Atwood l’a si bien dit dans son roman à succès, « tout ce qui est réduit au silence clamera pour être entendu ».

A rape poem to end all rape poems, https://www.youtube.com/watch?v=0Wu7Ax78hXo

Crédit photo: ALLRIOT design collective

Chantal Machabée: une pionnière

Mercredi soir, avait lieu le lancement de la biographie de Chantal Machabée, journaliste sportive à RDS, ouvrage écrit par le journaliste sportif de La Presse +, Guillaume Lefrançois. Dans le cadre de cette chronique, je tiens à rendre hommage à cette femme exceptionnelle. 

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Biographie de Chantal Machabée. Crédits photo: Éditions Hurtubise.

Il y a plus de 30 ans, une femme dans le monde du journalisme sportif, c’était rare. Or, il y en a une qui a su s’intégrer dans ce monde de machos, à un jeune âge, et elle y est pour longtemps. Le 1e septembre 1989, Chantal Machabée, 24 ans à l’époque, a ouvert le premier bulletin de nouvelles de l’histoire de RDS. Elle est devenue alors la première femme à animer une telle émission, rien de moins. Puis, elle a continué à prendre du galon dans ce métier et elle est maintenant sur le beat des Canadiens de Montréal.

Depuis que j’ai sept ans, je rêve de devenir journaliste sportif, un objectif que je n’abandonnerai jamais. Ce rêve m’est venu dans la tête, uniquement dès la première fois que j’ai écouté Sports 30 à 18h, à RDS, alors que Chantal Machabée était à l’animation. C’est à partir de ce moment-là que je me suis dit: « Mon idole, c’est Chantal Machabée et un jour, je vais travailler avec elle à RDS. »

Selon moi, le journalisme sportif, c’est plus que d’analyser un jeu ou d’interviewer un athlète: c’est une passion inconditionnelle qui ne quitte point et qui ne quittera jamais, surtout pour un amateur de sports comme moi. Ainsi, le sport, c’est le dépassement de soi et la fierté de représenter une équipe. Chantal Machabée est un exemple parfait de ce qu’est une journaliste sportive: elle est passionnée par le sport et elle est fière de travailler à RDS.

À mon avis, Chantal Machabée est plus qu’une journaliste sportive. Elle est une pionnière  dans le monde médiatique des sports. Elle a ouvert les portes aux jeunes filles, elle aura fait en sorte qu’elles puissent rêver à ce métier, et c’est grâce à elle qu’il y a de plus en plus de journalistes sportives. Malgré les nombreuses insultes reçues concernant son habillement, sa mise en plis, etc, malgré les menaces de mort reçues au cours de sa carrière, elle n’a jamais abandonné et elle a plus de 30 ans d’expérience. Son histoire est incroyable et est une véritable source d’inspiration autant pour les filles que pour les gars, qui rêvent de devenir journaliste sportif.  Elle mérite sa place au Temple de la renommée du hockey en tant que journaliste.

Aujourd’hui, il y a plusieurs femmes qui sont journalistes sportives, comme Élizabeth Rancourt à TVA Sports, Justine St-Martin à RDS, Diane Sauvé à Radio-Canada, etc. Elles se font de plus en plus nombreuses, mais il y a encore un certain désavantage numérique, comme le titre de sa biographie le mentionne bien.

Sur cette dernière ligne, je tiens à féliciter Chantal Machabée pour sa carrière extraordinaire ainsi que pour son excellent travail de journaliste sportive et je tiens à la remercier pour avoir influencé mon choix de carrière à un si jeune âge.

 

Crédits photo: Facebook de Chantal Machabee.

 

À l’aube d’une seconde guerre froide ?

Le président des États-Unis, Donald Trump, a voulu envoyer des missiles sur les bases russes et iraniennes en Syrie. L’intention de Donald Trump est de faire partir les Russes et les Iraniens de la Syrie afin que les alliés européens puissent continuer avec l’opération OIAC. Mais pour un expert russe, le président des États-Unis est incapable de prévoir les conséquences de ses décisions.

Le journal de Wall Street a publié de l’information où James Mattis avait envoyé à la maison blanche trois plans d’attaque. Le premier était d’envoyer des missiles sur des sites militaires syriens liés à la création d’armes chimiques. Le deuxième plan d’attaque était de détruire des centres de commandements militaires. Le troisième plan était d’attaquer les DCA russes et iraniennes. Selon le journal de Wall Street, le président des États-Unis insistait sur le dernier plan d’attaque, mais le chef du Pentagone s’y est opposé. Donald Trump fut obligé d’accepter une « attaque hybride ».

« Si l’information publiée par The Wall Street Journal concernant le fait que Trump a envisagé une frappe sur les sites militaires russes en Syrie correspond à la réalité, cela montre que l’actuel Président américain ne comprend pas qu’il aurait pu déclencher la Troisième guerre mondiale, avec des conséquences absolument fatales pour les États-Unis », a indiqué l’expert militaire Igor Korotchenko.

Selon lui, Donald Trump a fait part « d’un exemple de conduite irresponsable ». Igor Korotchenko rappelle que le président des États-Unis devrait penser avant de commencer une confrontation avec un autre pays qui possède l’arme nucléaire.

« Dans tous les cas, il est évident que le Pentagone évalue de manière beaucoup plus réaliste la situation autour de la Syrie. Le chef du Pentagone Mattis a insisté lors d’une réunion avec Trump sur l’option de l’opération qui réduisait au minimum le risque d’une confrontation militaire directe entre les États-Unis et la Russie », a souligné l’expert.

 

 

Crédit photo : thedailybeast.com

 

 

 

 

 

Parlons bénévolat avec Le Chaînon

Il existe d’innombrables organismes qui soutiennent des causes très importantes et qui sont tout près de nous, mais dont nous ignorons totalement l’existence. C’est pour cette raison que j’ai considéré pertinent de vous présenter un établissement que j’ai récemment connu en discutant avec une personne de mon entourage et qui, selon moi, mérite d’être davantage connu. Il s’agit d’un établissement nommé Le Chaînon. En fait, je ne vous présenterai pas l’organisme en tant que tel, mais bien l’apport que vous pouvez y apporter, et ce, grâce à l’expérience de bénévolat de Fanny.

Fanny est une personne qui alloue beaucoup de son temps à des causes qui lui tiennent à cœur. C’est pour cette raison qu’elle s’est portée bénévole dans les cuisines de cette maison d’hébergement pour les femmes en difficulté. La manière dont elle m’a parlé du soutien qu’elle amenait au Chaînon m’a tout de suite donné envie d’en apprendre davantage sur ce lieu et sur ce qu’elle en tire personnellement, pour ensuite inciter les gens à tenter l’expérience.

Qu’est-ce que peut apporter votre participation comme bénévole?

Malgré le fait que Fanny se soit présenté comme bénévole au Chaînon à seulement deux reprises, elle considère que sa participation au bénévolat lui apporte quelque chose de gratifiant. Il s’agit du fait de se sentir très utile parmi tous les autres bénévoles, puisque leur aide permet d’offrir aux femmes des services de qualité dans les meilleures conditions possible.

En raison de la façon dont la société actuelle est faite, certaines personnes possèdent beaucoup moins de chance dans la vie que la majorité des gens. Étant quelqu’un qui se classe parmi les plus fortuné, non pas au niveau monétaire, mais bien social, Fanny trouve tout simplement logique que les personnes qui ont, comme elle, plus de chance soient là pour apporter leur soutien à ceux qui ont davantage de difficulté. Elle considère ceci comme étant une manière de penser à laquelle tout le monde devrait adhérer, mais  ce n’est malheureusement pas le cas.

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Quelques équipes de bénévoles qui sont venues apporter leur soutien au Chaînon, dont celle de Starbucks Canada et Manuvie.

Ce qui l’a le plus marqué est de voir à que point l’organisme travaille fort afin de permettre aux femmes de se sentir bien dans cet environnement chaleureux qu’offre le Chaînon. Fanny a été agréablement surprise par l’apparence du Chaînon. Tout comme moi, elle croyait que l’aménagement des locaux ne serait pas une priorité afin de mettre plus d’efforts pour soutenir les femmes qui y sont.

Étonnement, les employés du Chaînon ont su organiser les lieux de manière à ce qu’un certain confort matériel soit créé, permettant ainsi à certaines femmes d’acquérir une aisance plus facilement. Tous les aspects sont pensés intelligemment. Elle est agréablement surprise de tout ce qu’ils ont pris en compte pour prendre soin des femmes.

Il ne faut pas forcément avoir une grande connaissance de l’état de la cause des femmes pour donner son nom comme bénévole au Chaînon. Par contre, il est primordial de laisser votre jugement de côté et d’avoir une ouverture d’esprit afin de permettre à ces femmes de se sentir à l’aise dans cet environnement dans lequel elles rétablissent leur autonomie. Il ne faut pas oublier que ces personnes sont dans cet établissement afin d’échapper à un malheur quelconque auquel elles étaient confrontées, elles n’auraient donc pas à « être en interaction avec une personne qui est inconfortable avec elles », comme le souligne Fanny. De plus, afin d’être en mesure d’offrir un soutien des plus complets aux femmes qui ont recourt à l’organisme, la cause que soutient celui-ci doit vous tenir à cœur, aussi légèrement soit-il.

Est-ce réellement fait pour vous?

Selon Fanny, si vous êtes intéressé à offrir de votre temps à ces femmes qui en ont besoin, mais êtes sceptique pour une quelconque raison, une rencontre avec la personne  responsable des bénévoles est la seule façon de savoir s’il s’agit ou non d’un endroit pour vous. Cette personne qui coordonne le bénévolat pourra vous aider à prendre votre décision en lui expliquant vos craintes et vos hésitations. Cette rencontre vous permettra du coup de visiter les lieux.

C’est de cette manière que Fanny a procédé et ceci lui a permis de savoir qu’il s’agissait d’une expérience qu’elle était prête à tenter. Ils lui ont fait visiter les locaux, lui ont expliqué ce qu’ils font et la façon dont ils procèdent. Comme elle le souligne, c’est ainsi qu’elle est « complètement tombée en amour avec la cause, mais surtout avec l’organisme ».

Bref, afin de permettre à ces femmes d’avoir une transition sans interruption et plus complète du monde cauchemardesque dans lequel elles vivaient à celui dans laquelle elles débuteront leur nouvelle vie, l’aide de plusieurs bénévoles est nécessaire. Si je vous lançais le défi de tenter l’expérience, oseriez-vous?

 

Pour joindre la personne responsable du bénévolat au Chaînon

Par email : benevolat@lechainon.org

Par téléphone : 514 845 0151

 

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